Social and Labour History News

Conference "Projet, contre projet : circulations, controverses et influences entre syndical et politique dans le débat éducatif français au XXe siècle" (French)

3 months ago

Paris/France

L’objectif de cette journée d’étude est donc d’explorer, dans une perspective historique centrée sur le XXe siècle, les formes diverses qu’ont pu prendre la confrontation des projets éducatifs en favorisant le double prisme de la confrontation et de la circulation.

Présentation

L’école et le système éducatif ont une place particulière dans le débat politique en France. En même temps que l’école est un moyen de produire (ou de reproduire) une force de travail adaptée aux besoins évolutifs de l’économie, elle joue le rôle d’agent à la fois d’homogénéisation d’un corps social autour d’une culture commune, et de différenciation des groupes sociaux en son sein, selon une hiérarchie qui se légitime par le niveau et le contenu de la formation reçue. Mais elle est surtout intrinsèquement incluse dans des projets politiques plus généraux. Elle constitue l’interface entre les affrontements partisans, leurs fondements idéologiques et la réalisation concrète de leur programme.

L’oeuvre scolaire des républicains à la fin du XIXe siècle traduit par exemple la rupture entre les affaires publiques (l’État) et l’église catholique, appuyée sur une lecture du sens de l’Histoire comme triomphe progressif des Lumières, du savoir scientifique et positif, contre la croyance et l’obscurantisme, tout en démontrant, grâce à la gratuité par exemple, les bienfaits pour les masses d’une action politique du parti républicain au pouvoir. Sans renier ces fondements, le solidarisme des radicaux trouve dans l’école publique l’illustration de sa conception de l’échange contractuel entre intérêt public et intérêt privé. Les socialistes réformistes font de l’école unique le projet phare de leur synthèse entre lecture agonistique des rapports sociaux et visée isonomique des rapports civiques, c’est-à-dire de la relation des individus à l’État. L’aspiration au progrès social par la réduction des inégalités, le développement du « capital humain » comme nouveau vecteur de croissance, la lutte contre l’exclusion puis contre les discriminations, etc., qui occupent à divers moments le premier plan dans les projets politiques, se traduisent par des inflexions ou des réorientations des projets scolaires des partis.

Mais les forces politiques ne sont pas les seuls promoteurs de projets. Les enseignants, agents principaux de l’acte d’éducation, ont aussi, par le biais de leurs organisations syndicales, produit des discours et des projets de transformation de l’école. C’est d’autant plus le cas que ces projets servent de catalyseurs à l’affirmation de leur aspiration collective à une autonomie professionnelle, la dynamique de « professionnalisation ». La multiplication des syndicats, dont le modèle passe de l’unité corporative, emprunté à l’amicalisme, à la pluralité renforcée par l’implantation, à côté des grandes confédérations, d’organisations autonomes (FEN, devenue UNSA-éducation, FSU, Snalc…), induit aussi la multiplication des projets éducatifs au sein même du champ syndical. L’identification d’un syndicat à un projet, construit le plus souvent à partir d’une représentation particulière du rôle social de l’enseignant, des cultures professionnelles des différentes catégories, mais tenant aussi compte de leurs intérêts corporatifs, sert de moyen de légitimation des affrontements dans un secteur d’autant plus concurrentiel que la bataille pour la représentativité relative (des organisations les unes par rapport aux autres) conditionne les moyens de fonctionnement des syndicats.

Entre ces deux types d’acteurs collectifs, partis et syndicats, les relations peuvent être complexes, et ce d’autant plus que les enseignants constituent un groupe social ambivalent, distinct du monde ouvrier, base sociale a priori de la gauche d’origine socialiste, mais aussi des classes moyennes productives ou exerçant dans l’administration des fonctions de direction à divers niveaux, qui constituent la clientèle du radicalisme. Ils constituent un socle électoral solide, jusqu’à une période récente, des partis de gauche. Les syndicalistes enseignants sont d’ailleurs aussi souvent au moins jusqu’aux dernières années du XXe siècle, des militants politiques, plus ou moins investis de responsabilités dans les partis, et dont la parole peut avoir une influence dans la détermination des programmes partisans. La doctrine de l’indépendance syndicale, qui suppose que les organisations syndicales élaborent leurs orientations et leurs projets en-dehors des partis, induit plusieurs types de confrontations entre projets scolaires syndicaux et politiques : controverses et oppositions parfois, mais le plus souvent recherche de convergences ou de relais, voire élaborations non pas conjointes (bien que le cas existe, comme le Plan Langevin‑Wallon le démontre) mais susceptibles de circulation d’une sphère à l’autre.

À cela s’ajoute que le débat éducatif est aussi habité par des approches plus théoriques, qu’elles relèvent de l’analyse critique de l’état des choses ou de la construction individuelle de doctrines et pratiques pédagogiques ayant une visée réformatrice, c’est-à-dire se présentant comme modèle généralisable. La pré-existence d’une théorie de l’éducation, son développement plus ou moins autonome, avec ses propres lignes de fracture structurantes, influe sur les élaborations syndicales et partisanes souvent plus par le biais de la référence, voire de l’instrumentalisation, que de la transposition pratique des constructions théoriques.

L’objectif de cette journée d’études est donc d’explorer, dans une perspective historique centrée sur le XXe siècle, les formes diverses qu’ont pu prendre la confrontation des projets éducatifs en favorisant le double prisme de la confrontation et de la circulation.

Les communications s’intéresseront à la fois aux projets, à leur élaboration, leurs sources scientifiques et politiques, et à la mise en œuvre des réformes qui sont souvent des adaptations des projets théoriques ou des réalisations partielles, ainsi qu’à leur réception et à l’élaboration de contre-projets. Elles pourront aborder par exemple les thématiques de la démocratisation du système scolaire, de sa gestion, des méthodes pédagogiques et contenus d’enseignement, de la formation et la qualification des personnels, etc.

Leur organisation se fera autour de cinq axes chronologiques :

  • Avant la Première guerre mondiale : l’émergence du pré-syndicalisme (amicalisme) et du syndicalisme, ainsi que la structuration partisane (création du parti radical, de la SFIO...) qui modifie les formes du débat éducatif, tandis que le principe de l’école du XIXe « à chaque classe sociale son école » connaît ses premières remises en cause, tout comme les modèles pédagogiques qui y sont liés, comme en témoigne la grande réforme du secondaire en 1902.
  • L’entre-deux-guerres est marqué par le fil rouge du projet d’école unique qui connaît un début de concrétisation au moment du Front populaire. Le système éducatif est aussi transformé par des réformes démocratisantes comme la gratuité du secondaire, l’ouverture de la préparation du baccalauréat dans les lycées féminins publics, tandis que la pression pour la poursuite d’études dans les EPS ou les cours complémentaires mais aussi le secondaire, préfigure la massification à venir.
Programme

Entrée libre sous réserve d’inscription (par mail : formation.syndicale@snes.edu)

Jeudi 15 octobre 2026

9h00 Accueil

9h15 Présentation de la journée

9h30 Projets éducatifs, identités professionnelles et transformation sociale
  • Frédéric Mole (Université Jean Monnet de Saint-Étienne, Laboratoire Éducation, Cultures, Politiques) - Quelle adaptation de l’enseignement aux besoins de la classe ouvrière ? Variations, divergences, controverses (début XXe siècle)
  • Siranouch Karibian (doctorante Université Bourgogne Europe, LIRS3) - De "l’école de classe" à l’école républicaine. Les enseignants communistes sous le prisme des transformations de discours politiques et syndicaux dans l’entre-deux-guerres.
  • Hervé Le Fiblec (IRHSES) - À la jonction du syndical et du politique Le projet d’’école unique de la CGT dans l’entre- deux-guerres.
  • Patricia Legris (Université Rennes 2, Laboratoire TEMPORA) - Défendre la spécificité de la maternelle et de ses professionnelles. Le cas de l’AGIEM France, années 1920-1970)

12h00 Pause repas

13h00 Réforme et démocratisation
  • Catherine Dorison (Université de Cergy Pontoise Laboratoire EMA) - Filières et classes spéciales dans les collèges des années 1960 et 1970. Les ambiguïtés d’un apparent consensus
  • André D. Robert (‘Université Lyon II. Laboratoire Éducation, Cultures, Politiques) - “Célébration” de la réforme” et effervescence programmatique en éducation Années 1970 – 1980
  • Clémence Cardon-Quint (Université de Montpellier Paul Valéry CRISES EA 4424) - Demander des moyens ou défendre un projet ? Le budget de l’Éducation nationale saisi par les syndicats de la FEN de la signature du Programme Commun aux élections de 1986
14h30 L’école vue de droite
  • Jean-Étienne Dubois (Nantes Université, Centre Histoire Espaces et Cultures) - La mobilisation des défenseurs de l’école libre dans le département de Loire-Atlantique contre le projet Savary 1983 – 1984
  • Guy Lapostolle (Université de Lorraine LISEC EA 2310) - Les projets d’école des droites – Renaissance, Les Républicains, Rassemblement national

Lieu

  • 46 Avenue d'Ivry
    Paris, France (75)

Conference "Des familles migrantes sous les radars. Régulations institutionnelles, discursives et familiales de l’intimité migrante" (French)

3 months ago

Paris/France

Le RT 2 « Migrations, altérisation, racialisation » et le RT 33 « Sociologie de la famille et de la vie privée » proposent de se réunir en octobre 2026 dans le cadre d’une journée d’études intitulée « Des familles migrantes sous les radars. Régulations institutionnelles, discursives et familiales de l’intimité migrante ». Cette journée se veut être un espace de dialogue entre chercheur·se·s travaillant sur les migrations et sur la famille et l’intimité. Elle invite à dépasser les cloisonnements disciplinaires pour penser ensemble les circulations qui traversent et constituent les mondes familiaux migrants.

Programme

9h00 - 9h30 : Accueil

9h30 - 10h00 : Introduction - Des familles migrantes sous les radars

Audran Aulanier (TREE, CEMS ; RT2), Alice Latouche (MIGRINTER ; RT2), Elphège Amossé (CERLIS, LIRTES ; RT33), Daria Malyuta (IETT, CERLIS ; RT33).

10h00 - 12h00 : Session 1 - Arsenal législatif et discours politiques sur les couples et les familles en migration : nommer une « menace »

Modération : Audran Aulanier, Daria Malyuta

  • Alison Bouffet (LCSP), « Ordre des familles et ordre de la nation : perspective historique sur les figures du ‘‘remplacement populationnel’’ dans les théories nationalistes »
  • Lisa Carayon (IRIS), « Droit des migrations : des familles indésirables aux personnes infréquentables »
  • Anne Unterreiner (CNAF) et Tatiana Eremenko (Univ. Salamanque), « Les enfants du pays. Les effets de la parentalité transnationale sur l’accès aux droits »

12h00 - 13h30 : Pause déjeuner

13h30 - 15h30 : Session 2 - Pratiques, bricolages et agentivité au quotidien

Modération : Elphège Amossé, Alice Latouche

  • Louise Virole (URMIS), « Oppressions reproductives des femmes étrangères : le rôle de l’État français et des professionnel·les de santé »
  • Laure Sizaire (LAMC), « Déplacer le regard : quand les familles transnationales migrent au Sud »
  • Catherine Delcroix (MIGRINTER), « Agentivité des parents immigrés au sein des quartiers de QPV : l’exemple du Dispositif de Réussite Éducative (PRE) »
15h30 - 15h45 : Pause 15h45 - 17h00 : Table ronde - Prise en charge des familles migrantes : un état des lieux

Modération : Alice Latouche, Daria Malyuta

  • Riwanon Quere (Reponsable nationale « séjour » de la CIMADE)
  • Andrei Demidov (Militant pour l’accès au logement des familles migrantes sans papiers ou exilées)
  • Catherine Deneux-Tharaux (Médecin, chercheuse en épidémiologie périnatale)

17h00 - 17h45 : Conclusion de la journée d’études, par François Héran (Collège de France)

Comité d’organisation

Pour le RT2 :

  • Audran Aulanier, Université de Pau et des pays de l’Adour, TREE, chercheur associé du CEMS
  • Alice Latouche, Université de Poitiers, MIGRINTER

Pour le RT33 :

  • Elphège Amossé, Université Paris Cité, CERLIS, LIRTES
  • Daria Malyuta, Université Lyon 3 Jean Moulin, IETT, chercheuse associée au CERLIS
Informations pratiques

Si vous souhaitez assister à la journée d’études et accéder à la salle de conférences du Collège de France, merci de remplir ce sondage.

Lieu

  • Salle de conférences, Collège de France - 3 rue d'Ulm
    Paris, France (75005)

Format de l'événement

  • Événement sur place

Appendice

Mots-clés

  • intimité migrante, régulation institutionnelle, migration, contrôle social

Contact

  • Sociologie de la famille et de la vie privée RT33
    courriel : rt33famille [at] gmail [dot] com

CfP: The “Categories of Emancipation” in Feminist and Queer Anthropology" (English, Spanish, Portuguese, Italian and French)

3 months ago

This call for papers invites submissions that examine the contemporary challenges facing feminist and queer anthropology through the lens of the contested circulation of categories of emancipation. It encourages ethnographically grounded analyses of how these categories are appropriated, challenged, and reconfigured across diverse social and political contexts, as well as the methodological and epistemological questions these transformations raise for anthropology.

This special issue explores the contemporary challenges facing feminist anthropology at the intersection of tensions both internal and external to the discipline. It examines how what we call the “categories of emancipation” circulate across different social, political, and intellectual contexts, becoming the object of contestation, transformation, and conflicting appropriations.

Anthropology has long been shaped by a dual movement: on the one hand, the classification of cultures and social groups; on the other, the critical examination of those classifications and of the hierarchies they produce. As a field-based, politically engaged discipline, anthropology has continually renewed itself through critiques emerging both from within its own traditions and from their margins. Over the past decades, the discipline has undergone profound theoretical and methodological transformations.

The emergence of feminist anthropology during the 1960s and 1970s, alongside women's liberation movements, marked a decisive turning point. Two collective volumes, Woman, Culture and Society (Rosaldo and Lamphere, 1974) and Toward an Anthropology of Women (Reiter, 1975), became foundational texts for a new research agenda. Feminist anthropology did not simply seek to include women within existing analyses; it fundamentally challenged the categories through which societies were described and compared (Lewin, 2006).  Feminist  critique  therefore  concerned  not  only  the  empirical  content  of anthropological research but also the conditions under which anthropological knowledge itself is produced (Strathern, 1987). Reflexivity became a defining feature of the discipline, requiring anthropologists to situate both their analytical categories and their own position as producers of knowledge.

The work of feminist anthropologists such as Gayle Rubin (1975) and Nicole-Claude Mathieu (1991) profoundly reshaped ethnographic inquiry. They demonstrated that certain voices, particularly, those of women had been systematically marginalized within scholarly representations. Challenging anthropological accounts in which women appeared merely as a secondary domain or a particular sphere to be added onto a supposedly universal social analysis, feminist anthropologists argued instead that women must be understood as constitutive subjects of social life itself. From this perspective, androcentrism lies not only in the exclusion of women but also in the very construction of what counts as central and peripheral within anthropological knowledge.

From the 1990s onward, the emergence of queer politics opened up new debates within anthropology (Boellstorff, 2007). By questioning the stability of sexual identities, highlighting the diversity of gender configurations, and challenging the naturalization of binary sex categories, queer anthropology extended several key insights developed by feminist anthropology on gender relations (Rubin, 1984; Blackwood, 2010; Weiss, 2016). At the same time, coalitions among marginalized subjects (Cohen, 1997), together with critiques of gay, lesbian, and trans identity categories, shifted and, in some cases, challenged the centrality of "woman" as the primary political subject of feminist struggle (Butler, 1990).

At the same time, postcolonial and decolonial scholarship, together with Black feminism (McClaurin, 2025; Ebron, 2006), has profoundly challenged the universalist assumptions of hegemonic feminism by exposing its Euro-Atlantic and white historical foundations as well as its normative effects on the global circulation of knowledge (Mohanty, 1988). In The Invention of Women: Making an African Sense of Western Gender Discourses, Oyèrónkẹ́ Oyěwùmí (1997) demonstrates the culturally specific meanings of gender categories within Yorùbá society and shows how colonial rule imposed Western understandings of social relations, particularly through the binaries of man/woman and husband/wife.

Building on these critiques, community feminisms (Paredes, 2010) propose an alternative analytical perspective grounded in Indigenous cosmologies. They emphasize forms of political organization shaped by local understandings of gender while reaffirming that the categories through which social life is organized are historically situated, relational, and never universal.

From this perspective, challenges to established categories open new possibilities for theoretical innovation grounded in experiences that have long remained at the margins. Lélia Gonzalez's concept of “Amefricanity” (1988) highlights the historical processes of memory, resistance, and subject formation that characterize Afro-descendant communities throughout the Americas. Gloria Anzaldúa's notion of the borderlands (1987) draws attention to experiences of liminality and conflict in territories shaped by colonialism, patriarchy, and racial violence. Within this framework, Rita Segato (2008) argues that these forms of violence represent an extreme expression of power that is simultaneously territorial and gendered, inscribing itself directly onto the bodies of women in Ciudad Juárez, on the Mexican-US border.

Taken together, feminist anthropology, enriched by queer, postcolonial, and decolonial perspectives, has become a field shaped by ongoing methodological and theoretical debates. Critiques of androcentrism, systemic analyses of gender relations (Rubin, 1975), studies of intersecting systems of inequality, challenges to deterministic approaches, epistemological decentring, and analyses of transnational circulation all contribute to a vibrant and continually evolving body of scholarship.

Having emerged through these successive transformations, feminist anthropology now faces a new set of tensions that redefine both its analytical concerns and its political significance. Contemporary changes in gender and sexual politics, the rise of anti-gender and reactionary movements, the global circulation of feminist and queer frameworks, and ongoing postcolonial and decolonial critiques all invite us to reconsider the very categories that have structured anthropological debate over the past several decades.

We therefore seek to examine how concepts developed in scholarly, activist, and political debates, including gender, gender relations, emancipation, agency, domination, subject formation, transgression, and subversion, which we refer to collectively as the “categories of emancipation”, circulate across different contexts, are translated, transformed, reinterpreted, consolidated, or reconfigured as they encounter new social and political settings. More broadly, we ask how these concepts are mobilized, contested, and redefined in situated contexts, and how they interact with other ways of understanding political action and social change.

It is against this backdrop of circulation, contestation, and reappropriation that this special issue invites ethnographically grounded contributions exploring three sets of tensions that shape contemporary feminist anthropology and the wider feminist field.

1. Reactionary Appropriations of the “Categories of Emancipation”

Concepts that emerged from feminist and queer struggles, including equality, women's rights, autonomy, and sexual liberation, are now circulating in unexpected ways. In many contexts, they are being appropriated by political and institutional actors who redefine them within nationalist, authoritarian, or reactionary agendas.

Research on femonationalism (Farris, 2017; Della Sudda, 2022), homonationalism (Puar, 2007), and sexual imperialism (Massad, 2007) has shown how states and political movements invoke women's rights and the rights of sexual minorities to legitimize racist, securitarian, or imperial projects (Abu-Lughod, 2013). At the same time, anti-gender mobilizations (Butler, 2024), masculinist discourses, and contemporary forms of trans-exclusionary feminism, including TERF and gender-critical positions (Fusaschi, 2025), reinterpret the language of emancipation by turning it against feminist and LGBTQI+ movements themselves.

This section invites ethnographic analyses of these processes of appropriation and transformation. How are the categories of feminist and queer emancipation mobilized in political projects that fundamentally alter their meaning? How do reactionary actors appropriate these categories in order to redefine the boundaries of the nation, the family, or the social order?

We particularly welcome contributions based on ethnographic research that examine how these dynamics take shape in specific contexts through discursive circulation, political reinterpretation, the reconfiguration of alliances, and struggles over the very meaning of emancipation.

2. Situated Critiques and Contestations of the “Categories of Emancipation”

The categories of feminist and queer emancipation are not only appropriated by reactionary actors; they are also questioned, challenged, and reinterpreted in a wide range of social and political contexts (Mahmood, 2005; Lugones, 2010). In many settings, activists and social movements choose not to identify with feminism or with categories associated with sexual and gender minorities, not because they reject equality or autonomy, but because they question what they perceive as the Western-centered assumptions embedded in some formulations of feminism and queer theory (Mohanty, 2003; Blackwood, 1996; Oyěwùmí, 1997).

This section explores how the categories of feminist and queer emancipation travel, are translated, and acquire new meanings in contexts shaped by colonial and postcolonial histories, diverse religious traditions, and distinct political configurations.

How do particular movements or social formations combine demands for equality with moral, religious, or communal frameworks without necessarily adopting the language of hegemonic feminism (Kocadost, 2025; Masson, 2006)? How do struggles against sexual violence reshape concepts such as the body, honor, respectability, and autonomy? How do critiques of the importation of supposed or actual Western categories contribute to rethinking debates on gender, sexuality, and their conceptual frameworks?

We invite contributions grounded in ethnographic research that examine the tensions between globally circulating norms of gender and sexual emancipation and locally situated practices, as well as the processes through which feminist and queer categories are appropriated, transformed, contested, or redefined.

3. “The Categories of Emancipation”: Reflexivity, Method, and Engagement

The third section invites contributions that adopt a more reflexive perspective on the relationship between anthropologists and their field sites when the categories of feminist and queer emancipation are either appropriated for reactionary purposes or challenged in the name of critiques of their Western-centered assumptions (Mohanty, 1988; Abu-Lughod, 2002 and 1991; Weiss, 2011). We particularly welcome papers that reflect on the position of feminist and queer anthropologists in relation to the contemporary circulation, transformation, and reinterpretation of concepts such as gender, emancipation, agency, domination, and subject formation.

How can anthropology engage simultaneously with tensions internal to the discipline and with the broader political struggles surrounding the categories of feminist emancipation? What does it mean to apply feminist epistemologies to field sites shaped by reactionary politics? How can anthropologists account for these phenomena without imposing abstract universal frameworks or retreating into cultural relativism? More broadly, what are the epistemological consequences of these shifts? Do ethnographic encounters require us to provincialize certain analytical categories while still preserving their critical potential?

By placing the contemporary circulation, contestation, and reappropriation of the “categories of emancipation” at the center of the discussion, this special issue seeks to contribute to renewed anthropological debates on the changing landscape of feminist politics and on the tensions currently reshaping feminist and queer anthropology.

General Guidelines

We welcome contributions in any of the journal's five languages: French, English, Spanish, Italian, or Portuguese.

Submissions should:

  • be grounded in clearly identifiable ethnographic research;
  • explicitly engage with the intersections between feminist, queer, postcolonial, and decolonial perspectives;
  • examine the effects of translation, circulation, conflict, and generative processes;
  • avoid purely theoretical or broad survey papers.

The aim of this issue is to explore, through ethnographic inquiry, how feminist and queer anthropology is being reshaped by the contemporary transformation of regimes of power.

Submission Process

Authors are invited to submit:

  • an abstract of approximately 3,000 characters outlining the field site, methodology, and main argument, in Word or LibreOffice format, together with a short bibliography;
  • a brief biographical note of no more than 150 words.

Proposals should include the author’s name, institutional affiliation, and email address.

They should be sent to both, redaction.ch-cp@ehess.fr and anthropologiefeministequeer@proton.me with the subject line “CH/CP – Feminist and Queer Anthropology”,

before the 15 September 2026.

Authors will be notified of the editorial committee's decision by 1 October 2026.

Full articles should be between 25,000 and 40,000 characters, including notes and references. Manuscripts must be original, unpublished, and prepared according to the journal's style guidelines available on its website. They should also include a 3,000-character abstract in both French and English, in addition to the language of the article if it is different. Final manuscripts must be submitted by 22 January 2027.

The selection process will take place in two stages. Following an initial review of the abstracts by the guest editors in consultation with the editorial board, selected authors will be invited to submit a full manuscript, which will then undergo double-blind peer review.

Calenda
  • Receipt of abstracts: 15 September 2026
  • Notification of acceptance: 1 October 2026
  • Submission of full articles: 22 January 2027
AFQ Collective
  • Elias Caillaud (EHESS-LAP)
  • Flavia De Faria (LCSP UPC-LAP)
  • Alessandra Fiorentini (LAP)
  • Michela Fusaschi (Univ. Roma III-LAP)
  • Anne Kawala (EHESS-CESPRA)
  • Priscilla Lipari (Università La Sapienza di Roma)
  • Anne Monjaret (CNRS-LAP), Marta Panighel (Università di Torino)
  • Gianfranco Rebucini (CNRS-LAP)
  • Myo Sett Paing (EHESS-CASE)
  • Morgane Tocco (LAP)
  • Valentina Vergottini (UCLouvain, LAAP-IACCHOS)
Bibliografy

ABU-LUGHOD Lila, «Do Muslim Women Really Need Saving? Anthropological Reflections on Cultural Relativism and Its Others», American Anthropologist, 104, n°3, 2002, pp. 783-790.

ABU-LUGHOD Lila, «Writing against culture», in Richard G. Fox (dir.), Recapturing Anthropology: Working in the Present, School of American Research Press, Santa Fe, 1991, pp. 137-162.

ABU-LUGHOD Lila, Do Muslim Women Need Saving?, Cambridge (Massachusetts) & London, Harvard University Press, 2013.

ANZALDÚA Gloria, Borderlands/La Frontera: The New Mestiza, San Francisco, Aunt Lute Books, 1987.

BOELLSTORFF Tom, «Queer studies in the house of anthropology », Annual Review of Anthropology, 36, 2007, pp.17-35.

BLACKWOOD Evelyn, «Falling in Love with an-Other Lesbian: Reflections on Identity in Fieldwork» in LEWIN Ellen & LEAP William (dir.), Out in the Field: Reflections of Lesbian and Gay Anthropologists, Urbana, University of Illinois Press, 1996, pp. 51-75.

BLACKWOOD Evelyn, Falling into the Lesbi World: Desire and Difference in Indonesia, Honolulu, University of Hawai’i Press, 2010.

BUTLER Judith, Gender Trouble. Feminism and the Subversion of Identity, New York, Routledge, 1990.

BUTLER Judith, Who’s Afraid of Gender? New York, Farrar, Straus and Giroux, 2024.

COHEN Cathy, «Punk, BullDaggers, and Welfare Queens. The Radical Potential of Queer Politics?», GLQ, Vol. 3, 1997, pp. 437-465.

DELLA SUDDA Magali, Les nouvelles «femmes de droite», Marseille, Hors d’Atteinte, coll. Faits & Idées, 2022.

FARRIS Sara, In the Name of Women’s Rights.The Rise of Femonationalism, Durham, Duke University Press, 2017.

FUSASCHI Michela, «L’antropologia femminista nella tormenta. Perché il genere rimane una categoria analitica necessaria», Condition humaine / Conditions politiques [En ligne], 6, 2025.

EBRON Paulla A., «Contingent Stories: Anthropology, Race, and Feminism» IN Lewin, Ellen (dir.), Feminist Anthropology, Blackwell Publishing, 2006, pp. 203-215.

GONZALEZ Lélia, «A categoria político-cultural de amefricanidade», Tempo Brasileiro, n° 92-93, 1988.

KOCADOST Fatma Çingi, La promesse qu’on nous a faite, Paris, Éditions de l’EHESS, 2025. LEWIN Ellen (ed.), Feminist anthropology: a reader, Malden, Blackwell, 2006.

LUGONES María. «Toward a Decolonial Feminism», Hypatia, 25 (4), 2010, pp. 742–59.

MAHMOOD Saba, Politics of Piety. The Islamic Revival and the Feminist Subject. Princeton, Princeton University Press, 2005.

MASSAD Joseph, Desiring Arabs, Chicago, University of Chicago Press, 2007.

MASSON Sabine, «Sexe/genre, classe, race : décoloniser le féminisme dans un contexte mondialisé Réflexions à partir de la lutte des femmes indiennes au Chiapas». Nouvelles Questions Féministes, 25(3), 2006, pp. 56-75.

MATHIEU Nicole-Claude, L’anatomie politique : catégorisations et idéologies du sexe, Paris, Côté-femmes, 1991.

McCLAURIN Irma (ed.), Black Feminist Anthropology, 25th Anniversary Edition: Theory, Politics, Praxis, and Poetics, Ithaca, NY, Rutgers University Press, 2025.

MOHANTY Chandra Talpade, «Under Western Eyes: Feminist Scholarship and Colonial Discourses», Feminist Review, 30, 1988, pp. 61-88.

MOHANTY Chandra Talpade, Feminism Without Borders: Decolonizing Theory, Practicing Solidarity, Durham, Duke University Press, 2003.

OYĚWÙMÍ Oyèrónkẹ́, The Invention of Women: Making an African Sense of Western Discourses. Minneapolis, University of Minnesota Press, 1997.

PAREDES Julieta, Hilando fino desde el feminismo comunitario, La Paz, Comunidad Mujeres Creando Comunidad, 2010.

PUAR Jasbir, Terrorist Assemblages. Homonationalism in Queer Times, Durham, Duke University Press, 2007.

REITER Rayna R. (ed.), Toward an Anthropology of Women, New York and London, Monthly Review Press, 1975.

ROSALDO Michel Z., LAMPHERE Louise (eds.), Woman, Culture and Society, Stanford, Stanford University Press, 1974.

RUBIN Gayle, «The Traffic in Women: Notes on the ‘Political Economy’ of Sex», in REITER Rayna, (ed.), Toward an Anthropology of Women, New York and London, Monthly Review Press, 1975, pp.157-210.

RUBIN Gayle, «Thinking sex: notes for a radical theory on the politics of sexuality», in VANCE Carol,

Pleasure and danger: exploring female sexuality, Boston, Routledge, 1984, pp. 267-319.

SEGATO Rita Laura, «La escritura en el cuerpo de las mujeres asesinadas en Cd. Juárez: territorio, soberanía y crímenes de segundo estado», Debate feminista, 37, 2008, pp. 78–102.

SEGATO Rita Laura, La crítica de la colonialidad en ocho ensayos. Y una antropología por demanda, Buenos Aires, Prometeo, 2013.

STRATHERN Marilyne, «An Awkward Relationship: The Case of Feminism and Anthropology»,

Signs, Vol. 12, n°2, 1987, pp. 276-292.

WEISS Margot, «The Epistemology of Ethnography: Method in Queer Anthropology» , GLQ: A Journal of Lesbian and Gay Studies, 17 (4), 2011, pp. 649–664.

WEISS Margot, «Discipline and Desire: Feminist Politics, Queer Studies, and New Queer Anthropology», in LEWIN Ellen & SILVERSTEIN Leni M. (eds.), Mapping feminist anthropology in the twenty-first century New Brunswick, N.J., Rutgers University Press, 2016, pp.168-87.

Attachments

Mots-clés

  • anthropologie féministe, anthropologie queer, catégories de l'émancipation, décolonialité, politique du genre, circulations transnationales

Contact

  • Collectif AFQ
    courriel : anthropologiefeministequeer [at] proton [dot] me
  • Direction de rédaction Condition humaine - conditions politiques
    courriel : redaction [dot] ch-cp [at] ehess [dot] fr

CFP: Histoire des indépendances et minorités nationales en francophonie (French)

3 months ago

Porrentruy/Switzerland and Fribourg/Switzerland

Alors que les débats sur l’autodétermination et les revendications nationales continuent de traverser les sociétés contemporaines, ce colloque international propose de revisiter l’histoire des mouvements indépendantistes et des minorités nationales à travers la francophonie. Organisé en hommage à l’historien québécois Yvan Lamonde, dont les travaux ont profondément renouvelé l’étude du fait national au Québec, il s’inscrit dans une démarche résolument comparatiste et interdisciplinaire. En mettant en dialogue des expériences issues de différents espaces francophones (Jura, Québec, Cameroun, Vallée d’Aoste, Corse...), le colloque entend analyser la diversité des trajectoires historiques, des formes de mobilisation et des discours qui ont porté ces revendications, à la lumière d’approches variées (études postcoloniales, de genre, histoire des mémoires, sociologie du militantisme, analyse des productions culturelles...).

En décembre 1932, le mouvement nationaliste canadien-français des Jeune-Canada formule un manifeste dont cette déclaration militante est un véritable symbole. Au cœur de ce texte fondateur, ils réclament la parité linguistique dans les institutions fédérales, une représentation équitable des francophones dans la fonction publique et une reconnaissance du « particularisme canadien-français ». Encore loin des combats indépendantistes qui animeront le Québec quelques décennies plus tard, les revendications des Jeune-Canada illustrent pourtant les enjeux qui traversent alors une minorité nationale de plus en plus consciente d’elle-même, de ses droits et de la nécessité de « s’organiser pour les défendre ». C’est précisément cette évolution que l’historien québécois Yvan Lamonde a placée au cœur de l’un de ses derniers ouvrages, auquel il a donné pour titre, non sans raison, cette formule des Jeune-Canada de 1932. Décédé en 2025, ce professeur émérite de l’Université McGill laisse derrière lui plus de cinquante années de recherches dédiées à la culture et à l’histoire du Québec. À travers une œuvre foisonnante, explorant des phénomènes aussi variés que le nationalisme, le corporatisme, le cléricalisme, le séparatisme ou le socialisme, il n’a cessé d’interroger les formes et les transformations des projets indépendantistes québécois et des revendications d’une minorité nationale.

C’est en hommage à cette grande figure des sciences historiques au Québec, qui a légué une grande partie de sa bibliothèque au Centre suisse d’études sur le Québec et la Francophonie (CEQF), que le département d’histoire contemporaine de l’Université de Fribourg et le CEQF organisent un colloque international. Celui-ci entend prolonger et élargir la réflexion que le professeur Lamonde a consacrée au contexte québécois, en inscrivant les dynamiques des mouvements indépendantistes et des minorités nationales à l’échelle de la francophonie. Du Québec au Jura, du Cameroun à la Wallonie, en passant par la Vallée d’Aoste, la Corse ou la Bretagne, les espaces francophones offrent un terrain privilégié pour interroger les enjeux historiques, politiques et identitaires qui structurent ces mobilisations. Ce cadre comparatiste que proposent les organisateurs invite également à questionner les concepts eux-mêmes. « Minorité nationale », « revendications », « souveraineté » ou « indépendance » ne recouvrent pas toujours la même signification selon que l’on pose la focale sur le Cameroun des années 1950, le Québec de la Révolution tranquille ou le Jura des années 1970. Ces concepts, bien qu’ayant des points de convergence, s’articulent dans des contextes historiques distincts que ce colloque entend précisément explorer.

Afin de révéler toute la complexité de cette thématique, le présent colloque entend aborder les minorités nationales et les mouvements indépendantistes en francophonie sous une multiplicité d’angles. Les contributions portant sur les thèmes suivants sont particulièrement attendues :

  • La constitution des mouvements indépendantistes : militantisme, structure, répertoire d’actions, rapport à la violence.
  • Le rôle de la langue comme vecteur d’identité, de résistance ou de légitimation politique.
  • Les tensions entre mémoire et histoire : usages du passé, commémorations, mémoire collective et construction de récits nationaux.
  • L’impact sur la production culturelle : émergence de contre-cultures et construction d’imaginaires alternatifs.
  • La circulation et la réception des discours minoritaires et indépendantistes (littérature, cinéma, chanson, radio, télévision...)
  • L’influence des héritages coloniaux et postcoloniaux dans la constitution des revendications des minorités nationales.
  • La place du genre dans les mouvements indépendantistes et minoritaires : rôle des femmes et représentations genrées du nationalisme.

Ces suggestions ne sont pas exhaustives et n’ont pour vocation qu’à indiquer des pistes de réflexion. Les organisateurs restent ouverts à toute proposition originale s’inscrivant dans la thématique du colloque, au-delà des axes suggérés.

Enfin, soucieux de dépasser une conception de la francophonie trop exclusivement centrée sur l’espace européen (France, Suisse, Belgique) et nord-américain (Québec), les organisateurs encouragent particulièrement les propositions de chercheurs et chercheuses en provenance du « Sud Global ».

Modalités de contribution

Le colloque international se déroulera sur deux jours, les jeudi et vendredi 18 et 19 mars 2027, dates qui coïncident avec la Semaine de la Francophonie. La manifestation se tiendra à Porrentruy dans le canton du Jura, à l’Espace Auguste Viatte ainsi qu’à l’Université de Fribourg.

Des propositions d’une longueur maximum de 2500 signes sont à transmettre aux adresses courriel suivantes : claude.hauser@unifr.ch, matthieu.gillabert@unifr.ch et samuel.thetaz@unifr.ch,

avant le 31 août 2026. Informations utiles

Les différents frais associés aux logements et aux repas des participant.e.s seront pris en charge par les organisateurs.

Les déplacements des chercheurs et chercheuses jusqu’à Porrentruy et Fribourg peuvent également être couverts, sur demande explicite et dans la mesure des moyens à disposition de l’organisation.

Une priorité sera donnée aux jeunes chercheurs et chercheuses ou à des personnes ne disposant pas de propres ressources institutionnelles.

Comité d’organisation
  • Claude Hauser, Professeur ordinaire, co-directeur du CEQF, Université de Fribourg
  • Matthieu Gillabert, Professeur ordinaire, co-directeur du CEQF, Université de Fribourg
  • Samuel Thétaz, Collaborateur au CEQF, Université de Fribourg
  • Géraldine Rérat-Oeuvray, Bibliothèque cantonale jurassienne, Porrentruy

Lieu

  • Espace Auguste Viatte - Rue Pierre-Péquignat 9, 2900 Porrentruy
    Porrentruy, Suisse (2900)
  • Université de Fribourg - Avenue de l'Europe 20
    Fribourg, Suisse (1700)

Format de l'événement

  • Événement sur place

Mots-clés

  • mouvements indépendantistes, minorités nationales, nationalisme, francophonie, mémoire collective

Contact

  • Claude Hauser
    courriel : claude [dot] hauser [at] unifr [dot] ch
  • Matthieu Gillabert
    courriel : matthieu [dot] gillabert [at] unifr [dot] ch
  • Samuel Thétaz
    courriel : samuel [dot] thetaz [at] unifr [dot] ch

Conference "Trade Unions, the Far Right, and the Battle for the Working Class. Perspectives from Europe and North America since 1945"

3 months 1 week ago

The growing appeal of far-right parties and right-wing populist movements especially within the working classes has become a subject of intense debate for both scholars and trade unions alike. Despite the widespread interest in this topic, there are surprisingly few analyses of the long-term trends and historical roots fueling the present-day rise of the far right that take into account the dynamics of the workplace as well as the role of trade unions.

This international conference seeks to address this gap by bringing the historical and contemporary relationships between organized labor and the far right in Europe and North America since 1945 into the spotlight. It aims to foster a nuanced and comparative dialogue on how organized labor has responded to far-right ideologies, parties, and movements from both an institutional and grass-roots perspective in the postwar era.

Conference languages: German and English; with translation.

Please additionally register for the panel discussion on October 28 here by 23 September 2026:

www.fes.de/en/events/detail/285860

The conference is organized by the Friedrich-Ebert-Stiftung, the Hans-Böckler-Stiftung and the IG Metall.

Programme Date
  • Wednesday, 28 October 2026 bis Friday, 30 October 2026
    12:30 (first day) to 13:15 (last day)

Registration open until to Wednesday, 16 September 2026

Attendance fee

  • None
Place
  • Friedrich-Ebert-Stiftung Berlin, Haus 1
    Hiroshimastraße 17
    10785 Berlin
Contact

Colloquium "L'objectif des savants. Photographies et fabrique des sciences modernes (XIXe - XXe siècle)" (French)

3 months 2 weeks ago

Le Creusot/France

Dans le cadre du Bicentenaire de la photographie, le colloque « L'objectif des savants. Photographies et fabrique des sciences modernes (XIXe - XXe siècle) » se propose de dresser un panorama des recherches actuelles sur les interactions entre photographie et sciences du XIXe au XXe siècle, en explorant les enjeux patrimoniaux, techniques, sociaux et culturels qui les traversent. La photographie y est envisagée à la fois comme instrument de connaissance, preuve scientifique et objet de collection ; il s'agira d'interroger ses usages dans la fabrique des savoirs. Les contributions s'articuleront autour de quatre axes : la constitution et la patrimonialisation des fonds photographiques scientifiques ; les dispositifs techniques et pratiques instrumentées de l'observateur devenu photographe (astronomie, radiographie, imagerie médicale) ; la circulation de l'image comme preuve, entre industrialisation des procédés et disciplines savantes ; enfin, les pratiques de terrain et de laboratoire, de l'archéologie aux sciences expérimentales contemporaines.

 

Organisé au Creusot les 14 et 15 octobre 2026 par l’Académie François Bourdon, vous pouvez retrouver ci-joint le programme et un bulletin d’inscription à retourner complété à l’adresse contact@afbourdon.com

 

Pour toute information complémentaire, contacter l'ACADEMIE FRANCOIS BOURDON ou rendez-vous sur notre site Internet : https://www.afbourdon.com/conferences-publications/colloques/

Checked
1 hour 22 minutes ago
Subscribe to Social and Labour History News feed