Social and Labour History News

CfP: Livres et manuscrits en « exil », XIXe-XXIe siècle (French and English)

2 weeks 2 days ago

Paris/France

Tout au long des XIXe et XXe siècles, des livres et des manuscrits se sont retrouvés en « exil » forcé en Europe. Réquisitionnés dans le cadre d’occupations militaires, à l’instar des livres spoliés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont aussi fait l’objet de pillages dans le contexte de la colonisation. Ces objets culturels ont également pris le chemin de l’exil, accompagnant des exilés fuyant des régimes autoritaires, totalitaires ou des zones de guerre. Dans ce colloque, nous aimerions étudier ce phénomène historique des livres et des manuscrits en « exil », aussi bien d’un point de vue historiographique que dans sa dimension patrimoniale.

Colloque international, « Livres et manuscrits en “exil”, XIXe-XXIe siècle 

Paris, 22-23 Octobre 2026, Bibliothèque polonaise de Paris, Sorbonne/ Salle des Actes, BnF

Conception et coordination
  • Iwona H. Pugacewicz (Centre de civilisation polonaise Sorbonne-Université, Université de Varsovie), Nicolas Pitsos (ICP)
Institutions organisatrices/partenaires 
  • Centre de Civilisation Polonaise Sorbonne Université
  • Institut Bibliothèque Polonaise/ SHL
  • BnF
  • Université de Varsovie
  • Société pour la Protection des Souvenirs et Tombeaux Historiques Polonais en France
Argumentaire

Tout au long des XIXe et XXe siècles, des livres et des manuscrits se sont retrouvés en « exil » forcé en Europe. Réquisitionnés dans le cadre d’occupations militaires, à l’instar des livres spoliés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale[1], ils ont aussi fait l’objet de pillages dans le contexte de la colonisation[2]. Ces objets culturels ont également pris le chemin de l’exil, accompagnant des exilés fuyant des régimes autoritaires, totalitaires ou des zones de guerre. Nous les retrouvons souvent à l’origine de la création de fonds patrimoniaux, tels que ceux constitués par les dons des dissidents pendant la Guerre Froide, ou encore au cœur des collections donnant lieu à la création de bibliothèques[3]. À cet égard, nous pouvons citer le cas de la Bibliothèque polonaise de Paris, fondée par des émigrés polonais en 1838, lors de leur arrivée en France, à la suite de la répression de la Première insurrection en 1831.

 Dans ce colloque, nous aimerions étudier ce phénomène historique des livres et des manuscrits en « exil », aussi bien d’un point de vue historiographique que dans sa dimension patrimoniale. Il s’agit de raconter, retracer, reconstituer l’histoire de ces objets culturels retrouvés en situation d’ « exil », de ces gisements documentaires sortis d’un pays et arrivés dans les murs d’une bibliothèque, d’une archive ou d’un fonds privé en Europe dans des conditions de « déplacement forcé »[4]

L’étude d’un tel objet s’inscrit dans un champ disciplinaire au carrefour entre l’histoire culturelle, sociale, des savoirs, des politiques et des pratiques culturelles. Les établissements documentaires qui ont accueilli ces livres et ces manuscrits, les projets qui les sous-tendent, leurs usages et leurs perceptions ont évolué en même temps que les sociétés qui les ont vu naître et fait vivre. Nous envisageons ainsi de contribuer à l’écriture de cette histoire : 

  • en reconstituant les trajectoires suivies par ces livres et manuscrits 
  • en étudiant le rôle des donateurs, des collectionneurs dans leur itinéraire en exil
  • en suivant les projets de création de fonds au sein des archives et des bibliothèques existantes
  • en retraçant les projets de fondation d’établissements auxquels ils ont parfois donné lieu pour être accueillis 
  • en interrogeant les outils et méthodes de leur classification et constitution en collections, ainsi que les demandes et/ou démarches de restitution dont ils ont fait l’objet de la part de particuliers et/ou des instances étatiques 
Modalités de soumission 

Si vous souhaitez participer aux travaux de ce colloque, qui se tiendra principalement à la Bibliothèque polonaise de Paris en octobre 2026, veuillez envoyer avant le 15 mars 2026 à l’adresse suivante, livresexil2026@gmail.com votre proposition en anglais ou en français, de 1500 caractères maximum, suivie d'une brève présentation bio-bibliographique. Les notifications d’acceptation seront communiquées fin mars 2026. Les langues de travail de cette rencontre seront l’anglais et le français.

Comité scientifique
  • Barbara Krzywicka-Kłosowicz (Société pour la Protection des Souvenirs et Tombeaux Historiques Polonais en France)
  • Loïc Marcou (EHESS/CETOBaC)
  • Marie-Élisabeth Mitsou (EHESS/CRH)
  • Janusz Pezda (Institut Bibliothèque Polonaise de Paris)
  • Nicolas Pitsos (ICP)
  • Iwona H. Pugacewicz (Université de Varsovie)
  • Jerzy Pysiak (Centre de civilisation polonaise Sorbonne-Université)
  • Elisabeth Walle (BnF)
Notes

[1] Voir Martine Poulain (dir.), Où se trouvent les bibliothèques françaises spoliées par les nazis ?, Enssib, 2019 et Martine Poulain, Livres pillés, lectures surveillées : les bibliothèques françaises sous l’Occupation, Paris : Gallimard, 2008 (rééd. Folio, 2011).

[2] « Qu'est-ce-que le retour ou la restitution des biens culturels », UNESCO, 1983.

[3]  « Dissidences et diasporas de l’Est, circulation des archives et des collections », Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2022, n°145-146.

[4]  En revanche, les livres publiés en exil, ne font pas partie du périmètre thématique et documentaire de ce colloque.

Lieu

  • Bibliothèque pollonaise de Paris - 6 quai d'Orléans
    Paris, Frankreich (92600)

Format de l'événement

Événement sur place

Dates

  • Dimanche 15 mars 2026

Mots-clés

  • livre, exil, spoliation, colonisation, occupation militaire, restitution, patrimoine

Contact

  • Iwona Pugacewicz
    courriel : ipugacewicz [at] uw [dot] edu [dot] pl

CfP: Neutralité et non-engagement à l’épreuve des guerres civiles et des révolutions à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècle) (French)

2 weeks 2 days ago

Avignon/France

À des périodes où la neutralité, au sens diplomatique, est suspecte et où l’engagement des individus est perçu comme un gage de l’adhésion des populations à un parti ou à un nouvel ordre (socio)politique, est-il réellement possible de se tenir volontairement à l’écart ? Ou bien la neutralité procède-t-elle davantage d’une identification contrainte, relevant d’un discours accusatoire, d’une stigmatisation que les acteurs entreprennent éventuellement de retourner en leur faveur ? En d’autres termes, peut-on choisir de ne pas choisir ? Ces questions seront appréhendées dans un cadre géographique et chronologique large, propice aux comparaisons : l’Europe moderne et ses colonies dans une longue durée, du XVIe siècle à « l ’Âge des révolutions atlantiques ».

Argumentaire

Au printemps 1790, le Moniteur fustige le club des Impartiaux, fondé par les « monarchiens » à la fin de l’année 1789 : « Quant aux Impartiaux, je ne leur parlerai point ; j’attends qu’ils prennent un parti : car entre oui et non, je ne vois pas trop de milieu ». Alors que les « Impartiaux » n’ont jamais revendiqué une certaine neutralité ou le refus affiché de se positionner dans les débats politiques, ils sont perçus comme tels par leurs détracteurs qui regardent avec méfiance leur modération et leur recherche d’une certaine forme de conciliation dans les premiers mois de la Constituante. Au-delà de l’attaque contre des adversaires politiques que l’on tente de délégitimer ou de stigmatiser, cet extrait du Moniteur est particulièrement révélateur des prises de position attendues des individus en temps de révolution. 

Les épisodes de guerres civiles et les révolutions imposent des positionnements souvent clivants et déstabilisants, déchirant ou, au contraire, soudant des individus, des familles, des réseaux, des groupes, des communautés. Alors que les ressorts des engagements politiques et leurs conséquences sociales, intimes, familiales (etc.) sont aujourd’hui mieux connus, ce colloque souhaite prendre le contre-pied en s’intéressant aux acteurs et aux actrices qui semblent peu ou pas impliqués dans les affrontements de leur temps, soit qu’ils affichent délibérément une impartialité prudente, soit qu’on les accuse d’adopter des comportements trop timorés et par-là même répréhensibles. La neutralité n’exprime donc jamais une indifférence à la conjoncture, bien au contraire : elle doit être appréhendée non comme un état (individuel ou collectif), mais comme un processus permettant de qualifier et de disqualifier des pratiques et des représentations. De ce point de vue, la neutralité n’est jamais neutre ; elle peut s’entendre à la fois comme la construction de positions consensuelles, par-delà les clivages de l’époque, et comme le fait de mettre un adversaire hors de combat, précisément en le neutralisant, c’est-à-dire en l’empêchant d’agir.

Considérée comme une sorte d’espace intermédiaire, entre la guerre et la paix, la neutralité désigne depuis le Moyen Âge l’action de s’abstenir, de ne pas prendre parti et, par extension, de faire preuve d’impartialité (Langendorf, 2007, Schnackenbourg, 2013). Construit à l’époque moderne dans les champs de la guerre et du droit international, le principe de neutralité et les questions de neutralisation qui le sous-tendent ont été surtout appréhendés par l’histoire des relations internationales dans une perspective diplomatique, commerciale ou économique, à l’échelle des États ou d’acteurs transnationaux (Schnackenbourg, 2015, Covo, 2022). C’est une autre démarche, dans une perspective sociohistorique, que nous voulons adopter dans le cadre de ce colloque en proposant une approche de la neutralité et du non-engagement par « le bas » (Cacciari, Gallenga, 2018), au niveau des vécus et des pratiques des acteurs et des actrices confrontés à des situations de crises extrêmes, tels que les guerres civiles ou les révolutions. 

À des périodes où la neutralité, au sens diplomatique, est suspecte (Chanet et Windler, 2009), et où l’engagement des individus est perçu comme un gage de l’adhésion des populations à un parti ou à un nouvel ordre (socio)politique, est-il réellement possible de se tenir volontairement à l’écart ? Ou bien la neutralité procède-t-elle davantage d’une identification contrainte, relevant d’un discours accusatoire, d’une stigmatisation que les acteurs entreprennent éventuellement de retourner en leur faveur ? En d’autres termes, peut-on choisir de ne pas choisir ? Quelles stratégies impliquent de tels choix ? Comment s’expliquent-ils ? Quelles en sont les conséquences ? Comment ces acteurs et actrices non-engagés, non-exposés, sont-ils perçus ? Ces questions seront appréhendées dans un cadre géographique et chronologique large, propice aux comparaisons : l’Europe moderne et ses colonies (incluant les États-Unis indépendants) dans une longue durée, du XVIe siècle à « l’Âge des révolutions atlantiques ».

Le présent colloque se propose d’explorer trois axes principaux (qui n’ont rien d’exhaustifs) :

Choisir de ne pas choisir : stratégies, ressources, enjeux 

Ce premier axe souhaite explorer les logiques qui sous-tendent le choix de la neutralité et du non-engagement. En croisant des temporalités différentes (guerres civiles des XVIe et XVIIe siècles, révolutions anglaise, française et américaine, etc.), il s’agira ainsi d’appréhender les enjeux et les stratégies qui permettent aux acteurs et aux actrices de rester neutres et de ne pas s’engager. Est-ce vraiment possible ? Peut-on réellement s’abstraire du monde en contexte révolutionnaire/guerre civile ? Quelles ressources sont-mobilisées ? Quelles sont les marges de manœuvre réelles des individus ? Quelles en sont les conséquences pour les acteurs, leur famille, leurs réseaux, etc. ? Les focales micro-analytiques seront particulièrement bienvenues.

Les lieux neutres à l’épreuve des guerres civiles et des révolutions ?

Un second axe ambitionne d’étudier ce que font les guerres civiles/conflits révolutionnaires à l’organisation et à la réorganisation des « lieux neutres ». Le concept, emprunté aux travaux de Luc Boltanski et Pierre Bourdieu (Boltanski, Bourdieu, 1976), renvoie à des institutions ou plus généralement des espaces sociaux, dans lesquels les classes dominantes parviennent à dépasser leurs dissensions pour produire des « lieux communs », censés dépasser les conflits particuliers, en se prévalant d’une forme d’impartialité. Or, en situation de révolution ou de guerre civile, le lieu commun se délite, le langage gagne en opacité et s’affirme une « logique des marquages », qui privilégie volontairement le continu au discontinu (Jérémie Foa, 2024). S’ensuivent des enjeux de requalification des lieux neutres et, par-là même, de la définition de la neutralité. On pourra s’interroger sur la pertinence du concept de lieu neutre dans l’étude des sociétés modernes. Quels sont ces lieux ? Quels sont leurs régimes de légitimation (l’expertise, l’intérêt général, la raison d’État, etc.) ? Peuvent-ils apparaître comme des lieux de non-engagement, ou au contraire comme les vecteurs d’une implication politique et idéologique masquée ?

Neutralité des experts et des expertises

Enfin, un troisième axe s’intéressera au rôle de l’expertise dans la construction de la neutralité et des lieux neutres. Le statut de l’expert lui confère en effet une réputation d’impartialité, censée dépasser les clivages et les tensions idéologiques. Il s’agira de s’interroger de manière critique sur la manière dont l’expertise est mobilisée, tant pour légitimer la neutralité de l’État et de ses agents que pour justifier la participation d’acteurs non étatiques (entrepreneurs, hommes d’affaires, savants, techniciens…) dans l’action publique. En effet, selon Weber, « le fonctionnaire […] ne doit pas faire de politique, mais il doit « administrer », avant tout de façon non partisane. […] Le fonctionnaire doit exercer sa charge sine ira et studio, « sans colère et sans prévention ». Il ne doit donc pas faire précisément ce que l’homme politique, le chef aussi bien que ses partisans, doit toujours et nécessairement faire, à savoir lutter. […] L’honneur du fonctionnaire consiste, quand les autorités qui sont au-dessus de lui s’obstinent, malgré ses remontrances, à lui ordonner quelque chose qui lui paraît erroné, dans sa capacité à exécuter cet ordre […] comme si cet ordre correspondait à sa propre conviction » (Weber, 2003). La distinction entre homme politique, libre d’agir et de lutter, et l’administrateur, plaçant « son sentiment du devoir professionnel au-dessus de sa volonté propre », (éthique de conviction/éthique de responsabilité) est-elle véritablement opératoire ? L’expertise peut alors apparaître comme un moyen de légitimation de discours et de pratiques particulières, au nom du désintéressement et de principes universalistes (la rationalité, l’efficacité…). Quelles sont les modalités de justification et d’auto-représentation des experts ? Comment sont-elles contestées ? De quelle manière la neutralité de l’expertise est-elle reconnue en contexte révolutionnaire/de guerre civile ?

Modalités de contribution 

Le colloque se tiendra les 4 et 5 novembre 2026 à Avignon Université (Vaucluse) en présentiel et en distanciel. Chaque communication devra durer 30 min.

Les propositions doivent être envoyées au plus tard le 15 mars 2026 conjointement aux adresses suivantes :

nicolas.soulas@ac-aix-marseille.fr

boris.deschanel@univ-avignon.fr 

Les propositions de communication doivent comprendre les informations suivantes :

  • Nom, Prénom et courriel ;
  • Titre de la communication et résumé en 2000 signes maximum ;
  • Une brève bio-bibliographie.

Les frais d’hébergement, de déplacement et la restauration sont pris en charge par le colloque. La publication des actes du colloque est prévue.

Coordination
  • Boris Deschanel, maître de conférences en histoire moderne à Avignon Université (Centre Norbert Elias UMR 8562)
  • Nicolas Soulas, docteur en histoire moderne, chercheur associé au LARHRA (UMR 5190)
Comité scientifique
  • Stéphane Durand, Avignon Université (Centre Norbert Elias UMR 8562)
  • Maxime Kaci, Université de Besançon (Centre Lucien Febvre)
  • Virginie Martin, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IHMC)
  • Anne Rolland-Boulestreau, Université catholique de l’Ouest (CHEC, CHUS)

Lieu

  • Université d'Avignon
    Avignon, France

Format de l'événement

Événement hybride

Dates

  • Dimanche 15 mars 2026

Mots-clés

  • non-engagement, neutralité, guerres civiles, révolutions

Contact

  • Nicolas Soulas
    courriel : nicolas [dot] soulas [at] ac-aix-marseille [dot] fr

‘And what do I do with a lock of hair?’ – Digitising the estate of Hugo Sinzheimer

4 weeks 1 day ago

A lock of hair, flowers, inscribed napkins, audio tapes of various standards, letters from Nazi imprisonment – and, of course, many other paper documents – all this is contained in the estate of the prominent labour lawyer and social democrat Hugo Sinzheimer.

Estates document the actions, motives, thoughts and personal environment of the deceased. This provides an individualised perspective on political, cultural and social developments. These perspectives can reveal areas of life that cannot be captured by the records of organisations and are particularly diverse and valuable in the case of Hugo Sinzheimer.

Who was Hugo Sinzheimer?

Hugo Sinzheimer was born in Worms in 1875 and was a lawyer, SPD politician and honorary professor of labour law during his lifetime. Through his work in these various fields, he succeeded in helping to establish German labour law and, at the same time, securing its status as an independent field of law. His Jewish religion and membership of the SPD made him a target of the National Socialists in two ways. Despite being arrested several times in Germany and later in the occupied Netherlands, he and his wife managed to survive the Nazi era. Sinzheimer's estate therefore offers a unique perspective on German-Jewish (legal) history in the first half of the 20th century.

The AdsD hybrid scanning station

In order to make the estate as widely accessible as possible, we decided to digitise it. We used a hybrid scanning station as our digitisation tool. It consists of three components:

1) An overhead scanner for fragile objects up to DIN A2 size: Here, the objects are placed on a padded book cradle and secured with a fold-down glass plate. A scan is then made using a camera permanently installed above the glass plate.

2) A feed scanner, specially modified for cultural artefacts in good condition: Here, the objects are transported into the scanner on tapes, scanned and then ejected again.

3) A computer that connects both scanners and can be used to control the scanning software.

The simultaneous control of both scanners makes the scanning station a ‘hybrid’ scanning station: this allows to decide which scanner to use for which object, down to the individual sheet level. The digital images generated by the two scanners are merged directly.

Digitisation and transcription

During a brief initial review of the objects, we performed a condition assessment and recorded the number of objects. We then determined the appropriate scanners for each of the objects.

The next step was to extract the texts from the digitised images. The technology we used for this purpose is called Handwritten Text Recognition (HTR) and is offered by the Transkribus platform, among others. Essentially, the scans of the objects are automatically broken down into lines of text and deciphered using artificial intelligence.

However, we encountered a problem during the actual scanning process: although Hugo and Paula Sinzheimer's letters were all in a condition suitable for the feed scanner, most of them were in two columns. Unfortunately, in initial tests, Transkribus was unable to recognise the layout correctly and sort the lines in the correct order.

We therefore decided that the multi-column letters should be digitised using the overhead scanner rather than the feed scanner, as this allowed us to separate the pages manually. Although this slowed down the digitisation process considerably, it meant that the digitised letters could be split up, i.e. one image per column. This was also important to us because we wanted to keep open the possibility for our users to analyse the correspondence using artificial intelligence in the future.

It took more time to scan the letters, but we needed significantly less time than originally planned to scan some of the bound notebooks. The processing of the two analogue audio recordings contained in the estate was also completed quickly as part of a larger-scale digitisation project commissioned by the AdsD. By using our feed scanner for single-column letters, we were able to speed up the digitisation of the estate enormously without damaging the objects.

Difficulties with AI-assisted transcription

All digitised documents from the estate were processed using Transkribus. Although the result was perfectly usable, it did not achieve the quality of a professional transcription. Despite errors, it must be emphasised that the text created by Transkribus greatly eases the palaeographic entry into the various manuscripts of the Sinzheimer family.

The end result of this project is the general availability and searchability of approximately 4,700 fascinating pages of German-Jewish (legal) history from the first half of the 20th century, comprising letters, notebooks, photo albums and individual photos, newspaper articles, certificates and passports. And to answer our question from the beginning: we digitised the lock of hair, very carefully, using the overhead scanner.

The digitised estate is available online here.

 

CfP: Historicizing the Refugee Experience, 17th–21st Centuries

4 weeks 2 days ago
Organizer: University of Tübingen; University of Gothenburg; University of Vienna; American Historical Association (University of Vienna) Host: University of Vienna Funded by: University of Tübingen; University of Vienna; University of Gothenburg; European Research Council; FWF ZIP: 1010 Location: Vienna Country: Austria Takes place: In Attendance From - Until: 25.09.2026 - 28.09.2026 Deadline: 15.01.2026 Website: https://rhs.hypotheses.org/  

The University of Tübingen (UT), the University of Vienna (UV), the University of Gothenburg (UG) and the American Historical Association (AHA) are pleased to announce the sixth International Seminar in Historical Refugee Studies, which will be held at the University of Vienna, September 25 – 28, 2026.

 

Historicizing the Refugee Experience, 17th–21st Centuries

The purpose of this seminar is to promote the historical study of refugees, who are too often regarded as a phenomenon of recent times. By viewing the problem of refugees from a historical perspective, the seminar seeks to complicate and contextualize our understanding of people who have fled political or religious conflicts, persecution, and violence. By bringing together 14 advanced PhD students and early postdocs from different parts of the world whose individual research projects examine refugees in different times and places, we intend to give a sense of purpose to this emerging field of study and demonstrate the value of viewing the plight of refugees from a historical perspective. The seminar is meant as a platform to share research findings, ideas, and work in progress.

We invite contributions from recent PhDs, as well as young scholars in the final stages of their dissertations. In addition to historians, we also encourage applications from researchers working in fields such as sociology, political science, anthropology, ethnic and area studies, but expect the application to make explicit reference to historical dimensions. Possible contributions include:
- Studies of refugee movements and exile diasporas in various periods and places;
- Studies of the ethnic, gendered, racial, religious, and other characteristics of refugee groups and how they impact on reception policies and processes;
- Studies of reception and aid policies, and on the repercussions of refugees on host states and societies;
- Studies of the changing inter-state framework of refugee movements, such as international or inter-imperial cooperation, the role of international governmental or non-governmental actors, humanitarian organizations, etc.;
- Studies of the infrastructures of exile (camps, networks, economies, regulations)
- Studies of the conceptual history of refugees and exile (legal history, administrative practice, cultural history, etc.)

Papers will be pre-circulated five weeks before the seminar to allow maximum time for peers and invited senior scholars to engage in discussions on the state of the field. The workshop language will be English. The organizers will cover basic expenses for travel and accommodation. The seminar is hosted by Jan C. Jansen (UT), Dane Kennedy (George Washington University), Kerstin von Lingen (UV) and Sari Nauman (UG). The participants will be joined by a group of leading senior scholars in the field of refugee history, including Delphine Diaz (University of Reims-Institut universitaire de France), Peter Gatrell (University of Manchester) and Susanne Lachenicht (University of Bayreuth).

The seminar is supported by the University of Tübingen, the University of Vienna, the University of Gothenburg, the Pro Futura Scientia Project “Outsiders Within”, the FWF Project “Norms, Regulations, Agency” and the ERC projects “GLORE. Global Resettlement Regimes” and “Atlantic Exiles.” For more information on the seminar and its previous cohorts, visit its website at https://rhs.hypotheses.org.

Please submit a brief CV (max. 2 pages) and a proposal of no more than 750 words in English in one PDF by January 15, 2026 (extended deadline!) to refugee-history@histsem.uni-tuebingen.de. Please contact us under the same email address if you have any questions. Successful applicants will be notified in February 2026.

Contact (announcement)

E-Mail: refugee-history@histsem.uni-tuebingen.de

CfP: Cattle Commodification in Global History: Capitalism, Science and Empire

4 weeks 2 days ago
Organizer: CATTLEFRONTIERS based at the History Department of Ghent University (www.cattlefrontiers.eu) Venue: Ghent University ZIP: 9000 Location: Gent Country: Belgium Takes place: In Attendance From - Until: 03.06.2026 - 05.05.2026 Deadline: 23.01.2026 Website: https://cattlefrontiers.eu/  

With this workshop, we aim to explore the different (political, economic, societal, cultural, ecological, scientific, etc.) dimensions of cattle production and commodification in global history. We are interested in contributions from all geographical regions and particularly welcome papers from historians as well as historically-minded anthropologists and veterinary scientists. Individual papers need not be global in scope, but we encourage authors to think about the broader historical context in which developments take place as well as potential (dis)connections with other parts of the world.

 

Cattle Commodification in Global History: Capitalism, Science and Empire

In recent years, the history of livestock and livestock commodities has attracted increasing attention, partly due to the animal turn, the increasing popularity of environmental history and commodity history, and the intertwined ecological and climate crises that are unfolding. Focusing on cattle (or bos taurus and bos indicus), perhaps the most emblematic livestock species, this international workshop wants to take stock of recent historiographical developments and push towards a first synthesis that thinks together the various dimensions of cattle commodification from a global history perspective.

The workshop, on the one hand, addresses the broad historical processes such as capitalist and imperial expansion and changing knowledge regimes that, since ca. 1500 CE, transformed cattle production and integrated cattle (commodities) in global, imperial, regional and local economies. Arguably, such processes played out in uneven ways across the globe, giving rise to different trajectories and timelines. On the other, the workshop conceives cattle commodification as a series of partly overlapping processes that transform living animals into profitable commodities. It hence wants to analyse why, how and with what consequences, in varying historical and geographical settings, cattle bodies were ‘improved’, new forms and techniques of animal husbandry introduced, and living cattle further commodified into beef, hides/leather, milk, tallow, corns or manure. These commodification processes involved a broad range of actors, such as (agro)pastoralists and cattle ranchers, veterinary scientists and state officials, capitalist entrepreneurs and international organizations. Their interactions transformed pre-existing cattle economies, knowledge regimes and local ecologies, but also led to the introduction of cattle in areas where they previously did not thrive.

With this workshop, we aim to explore the different (political, economic, societal, cultural, ecological, scientific, etc.) dimensions of cattle production and commodification in global history. We are interested in contributions from all geographical regions and particularly welcome papers from historians as well as historically-minded anthropologists and veterinary scientists. Individual papers need not be global in scope, but we encourage authors to think about the broader historical context in which developments take place as well as potential (dis)connections with other parts of the world.

Potential paper topics may relate, but are not limited to:
- the politics of cattle production: colonial control over land and/or indigenous societies, state investments, local/imperial/global food security, the role of international organisations such as FAO, etc.
- changing modes of cattle raising: nomadic, semi-nomadic and settled pastoralism, mixed farming, large-scale ranching, industrial animal farming, etc.
- social conditions and effects of cattle production: social stratification, gender, race, caste, religious, and ethnic roles, changing labour forms and relations, (legal) regimes of land and cattle ownership, etc.
- environmental consequences: deforestation, formation/disappearance of grasslands, soil erosion, (water) pollution, global warming, etc.
- veterinary, agricultural and environmental knowledge and technologies: (non-)circulation of knowledge, conflicting knowledge regimes and actors, scientific institutions and practices such as experimental stations, cross-breeding and selective breeding techniques, practices of disease control, etc.
- processing of cattle commodities: slaughterhouses, production of hides/leather, dairy infrastructures, techniques for dried, salted, canned, frozen and chilled beef, etc.
- trading infrastructures and networks: transport technologies, ports, trade companies, credit mechanisms, etc.
- cattle labour: role in agriculture as draft animals, role in transport, etc.
- local, imperial and global uses of cattle commodities: as food, clothing, fertilizer, (industrial) grease, medicine, bridewealth, banking, etc.

This three-day workshop is organised by the ERC-funded research project CATTLEFRONTIERS based at the History Department of Ghent University (www.cattlefrontiers.eu). We welcome papers from both early career and senior scholars. Papers will be grouped in thematic panels, pre-circulated to all workshop participants and discussed in extenso during the workshop. We aim to publish an edited volume with a good press afterwards and hence ask participants to submit unpublished papers. The conference will take place in person, meaning that we expect all accepted participants to travel to Ghent. The CATTLEFRONTIERS project will cover travel costs as well as costs of accommodation in Ghent.

If you want to participate, please e-mail your abstract of 200-300 words, accompanied by a short bionote (100-200 words) to cattlefrontiers@ugent.be by Friday 23 January 2026. We will notify you about the outcome of our selection process by 15 February 2026 the latest. If your paper is accepted, we will then ask you to submit a draft paper of approx. 5,000-6,000 words (not counting footnotes and bibliography) by 15 May 2026.

Contact (announcement)

cattlefrontiers@ugent.be

CfP: The End of Asking: Political Storyforms of 21st-Century Resistance

4 weeks 2 days ago
Organizer: Dr. Hassan M. Yosimbom Cameroonian academic, researcher, and literary scholar specialising in African literature and cultural studies, Cape Town; Dr. Moshumee T. Dewoo African political historian specialising in feminist decolonial historiography of Global South resistance, Helsinki ZIP: - Location: - Country: South Africa Takes place: Digital From - Until: 15.03.2026 Deadline: 15.01.2026  

Across continents and contexts, political expression has shifted. New political storyforms—forms of refusal, endurance, invention, and autonomous world-making—have emerged, where petition once stood. We seek contributions that engage seriously with this shift and attend closely to the lived textures, languages, and imaginaries of these new formations.

 

The End of Asking: Political Storyforms of 21st-Century Resistance

For much of the twentieth century, resistance was written in the grammar of petition, the future perfect of redemption. It addressed power directly and pedagogically: “Recognise us. Include us. Redeem the world you broke. Return to us the future we deserve.”

That grammar has collapsed.

Across continents and contexts, political expression has shifted. New political storyforms—forms of refusal, endurance, invention, and autonomous world-making—have emerged, where petition once stood.

We seek contributions that engage seriously with this shift and attend closely to the lived textures, languages, and imaginaries of these new formations.

Possible lines of inquiry include (but are not limited to):
- When and how did the petition die in a particular struggle? What replaced it?
- What happens to political language when “rights,” “democracy,” “justice,” or “transition” are experienced primarily as tools of governance rather than levers of emancipation?
- What new genres are invented when no one believes power will ever listen?
- In the same vein, when power does (pretend to) “listen”, what forms of refusal, betrayal, excess, or joyful illegibility do people invent to escape the trap of having been “heard”?

Submission Timeline
Abstract (300–400 words) + short biographical statement (100–150 words): 15 January 2026
Notification of acceptance: 15 March 2026
Full chapter submission (8,000 words, excluding notes and references): 1 July 2026
Final revised chapter: 1 November 2026

Style note: The volume will use MLA Handbook, 9th edition (2021) for formatting, citations, and references.

Submit proposals to both editors:
yoshassmbiy@yahoo.com
moshumee.dewoo@gmail.com

For any questions, clarifications, or informal discussion of ideas, please feel free to contact either editor (Hassan or Moshumee) directly.

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yoshassmbiy@yahoo.com; moshumee.dewoo@gmail.com

Unerwünscht. Die westdeutsche Demokratie und die Verfolgten des NS-Regimes (German)

4 weeks 2 days ago
Oranienburg/Germany   Veranstalter: Gedenkstätte und Museum Sachsenhausen, Mahn- und Gedenkstätte Ravensbrück und Fördervereins der Gedenkstätte und des Museums Sachsenhausen e.V. PLZ: 16515 Ort: Oranienburg Land: Deutschland Findet statt: Digital Vom - Bis: 20.01.2026

Webinar mit der Historikerin Prof. Dr. Stefanie Schüler-Springorum, Leiterin des Zentrums für Antisemitismusforschung an der TU Berlin. Darin beleuchtet sie den Umgang der bundesrepublikanischen Behörden und der Gesellschaft mit den Überlebenden der Konzentrationslager. Dr. Marie-Luise Conen, deren Großvater Häftling in Sachsenhausen und in Ravensbrück war, wird schildern, was sein Schicksal für die Familie mit sich brachte.

 

Unerwünscht. Die westdeutsche Demokratie und die Verfolgten des NS-Regimes

Wir möchten Sie herzlich einladen zum Webinar mit der Historikerin Prof. Dr. Stefanie Schüler-Springorum, Leiterin des Zentrums für Antisemitismusforschung an der TU Berlin. Sie hat das Buch: „Unerwünscht - Die westdeutsche Demokratie und die Verfolgten des NS-Regimes“ verfasst. Darin beleuchtet sie den Umgang der bundesrepublikanischen Behörden und der Gesellschaft mit den Überlebenden der Konzentrationslager. Sie zeigt eindrücklich auf, in welchem Ausmaß und mit welchen Methoden viele von diesen weiterhin aus-gegrenzt, diskriminiert und kriminalisiert wurden. Hierzu zählen Männer und Frauen, die als sogenannte „Asoziale“ oder „Berufsverbrecher“ in Konzentrationslager-Haft waren. Zurecht wird diese Gruppe heute als „verleugnete Opfer“ bezeichnet. Erst 2020 erkannte der Bundestag sie als Verfolgte des Nazi-Regimes an. Dr. Marie-Luise Conen, deren Großvater Häftling in Sachsenhau-sen und in Ravensbrück war, wird schildern, was sein Schicksal für die Familie mit sich brachte.

Kontakt

Bitte melden Sie sich an bis zum 16.1.2026 unter folgender Adresse an foerderverein@gedenkstaette-sachsenhausen.de

CfP: The history of mobility in the Atlantic and the Pacific: People, goods, ships, ideas, and routes between the continents and islands

4 weeks 2 days ago
Organiser: Association of Latin American and Caribbean Historians (ADHILAC) (International Centre for Atlantic History) Host: International Centre for Atlantic History Location: Sunborne Hotel Postcode: GX11 1AA City: Gibraltar Country: Gibraltar Event format: Hybrid event Dates: 09.09.2026 - 13.09.2026 Deadline: 15.04.2026 Website: https://icahgibraltar.org  

15th International Conference of the Association of Latin American and Caribbean Historians (ADHILAC)

The history of mobility in the Atlantic and the Pacific: People, goods, ships, ideas, and routes between the continents and islands

The Association of Latin American and Caribbean Historians (ADHILAC) celebrates its 15th International Meeting for the first time in the British city of Gibraltar in Southern Spain. Founded in 1160 by the Almohad caliph Abd al-Mumin, at the confluence of the Mediterranean and the Atlantic, just about 15 km from the North African coast and south of Spain. Although it was first conquered in 1309 by Alonso de Guzmán for Castile-León, Muslim commanders managed to reconquer it until it finally fell into Castilian Christian hands in 1462. In 1474, Isabella of Castile elevated the so-called Campo de Gibraltar to the rank of marquisate under the dominion of the Dukes of Medina Sidonia. It remained under Medina Sidonia control until Queen Isabella abolished the marquisate title in 1501, reincorporating the territory into the royal domains of the Crown of Castile.

Gonzalo Piña Ludueña, whose history is closely linked to that of Venezuela in the second half of the 16th century, was originally from Gibraltar. From the Andean city of Mérida, he founded numerous settlements in northwestern Venezuela, including San Antonio de Gibraltar on the shores of Lake Maracaibo, and was appointed governor of that Venezuelan province.

During the War of Spanish Succession, Gibraltar fell into the hands of the House of Austria with British and Dutch assistance. In the Treaty of Utrecht (1713), Great Britain obtained Gibraltar and since then has used its small colony as a springboard to Africa and America. Despite multiple Spanish attempts to reconquer it, the city located on the iconic rock remained under British sovereignty.

In the second half of the 19th century and early 20th century, tens of thousands of European emigrants sailed from Gibraltar to Latin America, mainly to Argentina, Brazil, Paraguay, and Uruguay. During World War I, the Spanish Civil War, and World War II, Gibraltar became a place of exile for refugees trying to reach the so-called New World.

After Spain ended its blockade policy against Gibraltar in 1985, the city by the Rock regained its status as an international meeting place. In this context, in 2025, the International Centre for Atlantic History (ICAH) was founded, which organises ADHILAC’s 15th International Meeting.

Programm

General thematic areas

A) General Topics
1. The Atlantic world from ancient to medieval times.
2. Indigenous mobility before and after the European conquest of America.
3. Evolution of shipbuilding and its raw materials, nautical instruments, weaponry, port facilities, meteorology, and cartography.
4. The first European migratory wave to the Indies between 1492 and 1600.
5. The slave trade and the rise of forced Atlantic mobility.
6. Territorial mobility in the Indies during the colonial era.
7. The Pacific dimension of mobility toward Asia and the Americas.
8. Ideological concepts and external theories of thought and their impact on Latin America and the Caribbean.
9. Exchange of animals, foods, viruses, and bacteria between the Atlantic and Pacific.
10. Commodities of the Americas: exports and imports, both legal and illegal.
11. Routes to and from the Americas: maritime, river, and land.
12. The European migratory wave to America in the 19th and 20th centuries.
13. Means of transport and their infrastructures since the 19th century.
14. Forms and means of interoceanic and inter-American communication.

B) SPECIFIC TOPICS
1. Women in the “circulation and mobility” across the Atlantic and Pacific.
2. Female businesswomen, workers, and intellectuals: individual and collective trajectories.
3. Jews between Europe, Latin America, and the Caribbean (16th–18th centuries).
4. Transoceanic migrations and exiles during wars and dictatorships in the 20th century.
5. Mobility of patriots and royalists during the wars of independence between 1808 and 1826.
6. International congresses and meetings in the Americas and their impact on Atlantic and Pacific mobility.
7. Mercenaries and volunteers in the service of national liberations (19th and 20th centuries).
8. The interrelation of ideas and political movements and their mutual influence from the French Revolution to the present (socialism, fascism, etc.).
9. Cuban internationalist mobility during the Cold War and thereafter.
10. Underwater or submerged heritage as testimony to mobility.
11. From pilgrimage to mass tourism.
12. Missions and religious orders: mobilities and impacts toward the Americas.

C) Special Topics: Local History of Gibraltar in its Atlantic Connections

13. Entrepreneurs and commercial networks of the Campo de Gibraltar.
14. British Gibraltar as a migration platform to and from the Atlantic.
15. Memories and histories of the evacuation during World War II.

D) Proposal for Thematic Panels
We welcome proposals for closed panels composed of 3 or 4 speakers. These should be submitted indicating the panel title, the coordinator, the speakers, as well as the title of each presentation and its corresponding abstract of between 200 and 250 words.

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secejecutivo@adhilac.org

CfP: Mobilisation and Community Formation in Minority and Diaspora Contexts: The “We” in Central and Eastern Europe

4 weeks 2 days ago
Organiser: Institut für Kulturanalyse der Deutschen des östlichen Europa / Institute for Cultural Analysis of the Germans of Eastern Europe Postcode: 79098 City: Freiburg Country: Deutschland Takes place: In presence Dates: 30.09.2026 - 02.10.2026 Deadline: 01.03.2026 Website: https://www.ikdebw.de/news/mobilisation-and-community-formation-in-minority-and-diaspora-contexts-the-we-in-central-and-eastern-europe  

Institute for Cultural Analysis of the Germans of Eastern Europe (IKDE)
Annual Conference, Sept. 30 – Oct. 2, 2026, Freiburg (Breisgau), Germany

Mobilisation and Community Formation in Minority and Diaspora Contexts: The “We” in Central and Eastern Europe

The “We” is a commitment. Attributions and appropriations of belonging play a central role in the creation of community – they serve as markers of (self-)assurance, facilitating internal identification but also external demarcation. This community building effect has an inherent explosiveness: it is capable of emphasizing what ‘we’ have in common (Scheer 2022), but this demonstrative attitude also harbours populist potential. Initially broad and vague in conceptual terms, we therefore pay particular attention to communities, when they are called upon: war and crises, but also the need to find orientation after migration and to plan for the future to negotiate belonging(s). As a result, new formations of collective images and mechanisms are constantly emerging, challenging existing concepts.

For instance, with regard to Eastern Europe, the term ‘We’ took on a charged meaning in contrast to ‘They’: Not only is the multi-ethnic region imagined as inferior (Todorova 1997), but its citizens also experience racialised degradations throughout history and due to their (labour) mobility, which highlights inequalities between East and West (Lewicki 2023) and clearly calls into question a European ‘We’-consciousness.
[…]

“We” as a political project
How have political programs and movements shaped the politicization of (ethnic) communities and their identities? To what extent have they negotiated the issue of loyalty, especially with regard to potentially conflicting, overlapping loyalties? How are these contexts reflected today; how are they remembered, but also discussed in the present?

The Mediatized “We”
How have media products – from historical newspaper prints and posters to today's digital platforms – addressed public consciousness and opinion? To what extent have they contributed to connection and exchange and addressed (new) opportunities for community building?

The Transnational “We”
Particularly, but not exclusively, in the context of flight, expulsion and exile: Which strategies did/do people employ to settle in a new place, in a new social environment? How did/do they in turn (re)establish connections to their region of origin? To what extent does this interaction create potential for intermediate, hybrid positions?

Commodifying and Renewing the “We”
How do collective actors – such as tourism, associations, town twinning, etc. – participate in the marketing of a certain “we”? Which aspects of detraditionalisation, but also which attempts to revive or even remake folk culture and involve new groups of stakeholders can be traced in their activities?

[...]
Thus, historical and archival perspectives will be considered alongside contemporary research from a cultural studies perspective and other related fields. These approaches include case studies from the context of Germans in Eastern Europe, but the format is also open to comparative perspectives that go beyond this scope or relates it to other minorities, as well as perspectives from broader minority and diaspora research. Please send your proposal for a 20-minute presentation, consisting of an abstract (~2,000 characters) with a working title and brief biographical information about yourself, to Jana Stöxen (jana.stoexen@ikde.bwl.de) by 1st March 2026.

Travel expenses can be covered within the scope of the funds provided.

For further information and the full Call for papers, please refer to our website
https://www.ikdebw.de/news/mobilisation-and-community-formation-in-minority-and-diaspora-contexts-the-we-in-central-and-eastern-europe

Die Kraft der Avantgarden. Formen und Funktionen einer ästhetischen Bezugsgröße zwischen 1900 und 1940 (German)

4 weeks 2 days ago
Hamburg/Germany   Veranstalter: DFG-Kolleg Forschungsgruppe »Imaginarien der Kraft« Veranstaltungsort: Gorch-Fock-Wall 3 PLZ: 20354 Ort: Hamburg Land: Deutschland Findet statt: In Präsenz Vom - Bis: 04.02.2026 - 06.02.2026 Webseite: https://www.imaginarien-der-kraft.uni-hamburg.de/aktivitaeten/tagung/2026-avantgarden.html  

Internationale Tagung der DFG-Kolleg Forschungsgruppe »Imaginarien der Kraft« vom 4. bis 6. Februar 2026, Gorch-Fock-Wall 3, 20354 Hamburg.

Konzipiert von Caroline Adler, Adrian Renner und Julia Soytek.

Mit Beiträgen von Nicola Behrmann, Werner Bosch, Julia Drost, Jeanette Fabian, Elena Fabietti, Lisa Hanstein, Sophie Hartisch, Annika Hildebrandt, Alexander Kamber, Anna Sophie Luhn, Arndt Niebisch, Erhard Schüttpelz, Anna Seidel, Susanne Strätling, Isabel Wünsche und Christoph Zeller.

Wir bitten um Anmeldung zur Teilnahme per E-Mail an imaginarien.der.kraft@uni-hamburg.de

 

Die Kraft der Avantgarden. Formen und Funktionen einer ästhetischen Bezugsgröße zwischen 1900 und 1940.

Die emphatische Beschwörung von Kräften gehört zu den zentralen Charakteristika europäischer wie außereuropäischer Avantgarde-Bewegungen zwischen 1900 und 1940 und ist bislang allenfalls in Teilaspekten untersucht worden. Mittels einer Konstellation aus Einzelstudien unterschiedlicher Fächer möchte die Tagung daher ein breites Spektrum an Verfahren, Funktionen und Semantiken fokussieren, das die Artikulation von Kräften gerade auch jenseits ihrer programmatischen Anrufung in den avantgardistischen Bewegungen bestimmt hat. Der Fokus auf Kraft als ästhetische Bezugsgröße soll dabei die Möglichkeit bieten, avantgardistische Bewegungen konzentriert und vergleichend zu (re-)perspektivieren und dabei gegebenenfalls auch bisher unbeobachtete historische und systematische Interferenzen und Übergangsphänomene über sprachliche, geografische und disziplinäre Grenzen hinaus sichtbar zu machen.

Programm

Mittwoch, 4. Februar 2026

14:00 – Einführung
14:30 – Nicola Behrmann (New Jersey): Er/schöpfungskraft: Hypervisibilität in der Avantgarde
15:20 – Kaffeepause
15:40 – Isabel Wünsche (Bremen): Avantgarde, Intuition und Psychophysik. Kräfte zur Sensibilisierung der Sinneswahrnehmung
16:30 – Julia Drost (Paris): Epistemologische Unruhe. Der Surrealismus im Kraftfeld außereuropäischer Wissensordnungen
17:20 – Kaffeepause
17:40 – Erhard Schüttpelz (Siegen): Film-Preview mit Diskussion: General Marseilles. Zwischen zwei Filmen von Jean Rouch (Anja Dreschke, Carlo Peters, Erhard Schüttpelz)

Donnerstag, 5. Februar 2026

9:30 – Annika Hildebrandt (Bonn): Moderne Primitive. Kraftkonzepte der Arbeiterdichtung um 1900
10:20 – Anna Seidel (Wien): Kraftunterschiede in der polnischen Industrieliteratur. Rohstoffbedingte energeia und politische Emanzipationsprozesse
11:10 – Kaffeepause
11:40 – Lisa Hanstein (Florenz): Forze scatenate. Entfesselte Kräfte, Transformation und Spiritualität im italienischen Futurismus
12:30 – Mittagspause
14:00 – Jeanette Fabian (Bamberg): »… eine Poesie, die das Weltall mit allen Mitteln dichten will.« Die Erweckung der Lebenskraft im tschechischen Poetismus
14:50 – Sophie Hartisch (Bonn): »Wo seid ihr, ihr Astronomen des Ideals?« Kosmische Kräfte in der expressionistischen Lyrik und Programmatik
15:40 – Kaffeepause
16:10 – Christoph Zeller (Nashville): Dada und die deutsche Inflation. Kulturelle Antworten auf ökonomische Krisen 1914–1923
17:00 – Susanne Strätling (Berlin): Energetische Chronotopoi der sowjetischen Moderne

Freitag, 6. Februar 2026

9:30 – Elena Fabietti (Regensburg): »No Force, No Script.« W. B. and George Yeats’ Automatic Writing and Esoteric Notions of Force
10:20 – Anna Sophie Luhn (Berlin): »Unsere Syntax wird euch asphyxiieren.« Grammatikalische Kräfte als avantgardistische Obsession
11:10 – Kaffeepause
11:30 – Alexander Kamber (Zürich): Vom Reflex zur Resonanz. Hypnotischer Tanz zwischen Psycholabor und Bühne um 1900
12:20 – Mittagspause
13:20 – Werner Boschmann (Berlin): Metabolismus der Kräfte. Boris Enders partizipative Kraftökologie als avantgardistische Alternative
14:10 – Arndt Niebisch (Wien): Die Sichtbarkeit der Kräfte. Von der grafischen Methode zum Fotodinamismo
15:00 – Abschluss

Kontakt

imaginarien.der.kraft@uni-hamburg.de

Wir bitten um Anmeldung zur Teilnahme per E-Mail an imaginarien.der.kraft@uni-hamburg.de

Das Haus als lebendige Erinnerung: zwischen Kulturerbe und Migration (German)

4 weeks 2 days ago

Berlin/Germany

Veranstalter: Centre Marc Bloch e.V. Ausrichter: Centre Marc Bloch e.V. Veranstaltungsort: Friedrichstraße 191 Gefördert durch: DFH PLZ: 10117 Ort: Berlin Land: Deutschland Findet statt: In Präsenz Vom - Bis: 04.05.2026 - 07.05.2026 Deadline: 15.02.2026 Website: https://cmb.hu-berlin.de/meldungen/ausschreibung-fuer-den-workshop-fuer-junge-forscherinnen-das-haus-als-lebendige-erinnerung-zwischen-kulturerbe-und-migration/  

Vom 4. bis 7. Mai 2026 veranstaltet das Centre Marc Bloch gemeinsam mit der Universität Orléans den Workshop „Das Haus als lebendige Erinnerung: zwischen Kulturerbe und Migration“, der die Beziehung zu Häusern aus migrations- und erinnerungsgeschichtlicher Perspektive untersucht und sich an junge Forscher:innen aus den Geistes- und Sozialwissenschaften richtet.

 

Das Haus als lebendige Erinnerung: zwischen Kulturerbe und Migration

Erinnerung und Erinnerungskultur gehören seit mehreren Jahrzenten zu den zentralen Forschungsgegenständen der Geschichtswissenschaft und angrenzender Disziplinen. Vor diesem Hintergrund hat der Umgang mit kolonialen Sammlungen in europäischen Museen neue und vielfältige Fragen aufgeworfen, die sich unmittelbar in Debatten über Kulturerbe und die Nutzungen der Vergangenheit einfügen. Parallel dazu gibt es seit vielen Jahren eine intensive wissenschaftliche und gesellschaftliche Auseinandersetzung mit der (Geschichte von) Migration. Diese beiden Themenfelder werden jedoch weitgehend unabhängig voneinander verhandelt.

Dabei gehören zur Migration immer auch die Räume, die zurückgelassen werden und Erinnerungen an diese, die mitgenommen und gepflegt werden. Und vor Ort entstehen neue Nutzungen, Aneignungen, Umdeutungen. So werden heute von der deutschsprachigen Minderheit zurückgelassene Häuser im rumänischen Banat und Siebenbürgen von Menschen vor Ort erhalten und die Erinnerung an ihre Bewohner gepflegt. Erinnerungen an verlassene und längst zerstörte Häuser im Westjordanland leben in den Hausschlüsseln, die von Generation zu Generation weitergegeben werden, fort.

Der Workshop „Das Haus als lebendige Erinnerung“ untersucht diese Verflechtungen von Erbe, Migration und Erinnerung anhand der emotionalen Bindung an Häuser und der Geschichten, die sie erzählen und die über sie erzählt werden. Im Zentrum der Reflexion steht das Haus als Schnittstelle zwischen dem Intimen und dem Kollektiven, zwischen alltäglichen Praktiken und institutionellen Diskursen. Wie wird ein Wohnraum zum Kulturerbe? Welche Rolle spielen Erinnerung, Emotionen und persönliche Objekte bei der Weitergabe oder Neuerfindung der Vergangenheit? Wir widmen uns der Frage, wie diese ortsgebundene Erinnerung bewahrt wird, wie die Verbindung von Migrant:innen an ihre räumliche Umgebung erhalten und museal ausgestellt wird. Wo finden sich Spuren von Häusern und häuslichen Erinnerungen in Ausstellungen, Literatur, Fotographie und Filmen?

Durch einen dezidiert interdisziplinären Ansatz, der Geschichte, Geographie, Literaturwissenschaft, Soziologie, Ethnologie und Museumswissenschaft miteinander verbindet, möchten wir untersuchen, wie Migrationsbewegungen bewohnte Räume, ihre Wahrnehmungen und die Politiken der Patrimonialisierung verändern. Auf diese Weise ermöglicht der Workshop, verschiedene Forschungsfelder und Kontexte zu vergleichen, um die Vielfalt der Formen der Patrimonialisierung von Migration sichtbar zu machen – von geteiltem Kulturerbe über Wiederaneignungen und Aufgabe bis hin zur Spannung zwischen Bewahrung und neuen Nutzungen.

Gemeinsam mit den Teilnehmenden werden wir uns auf die Suche nach den Spuren der migrationsbezogenen Erinnerungskultur rund um das Haus und andere bewohnte Räume begeben. Das Programm umfasst verschiedene Formen der Annäherung an das Thema: von Ortserkundungen, über Museumsbesuche und theoretischen Reflexionselemente hin zu literarischer Verarbeitung. Berlin, reich an kulturellen und migrationsgeschichtlichen Schichten, dient als Laboratorium, um urbane Dynamiken der Patrimonialisierung und das Nebeneinander vielfältiger Erinnerungserzählungen zu erforschen. Ein topografischer Spaziergang durch ein Berliner Viertel, das von Einwanderung geprägt ist, bildet einen Ausgangspunkt für die gemeinsame Auseinandersetzung, ergänzt durch Besuche in Museen, die sich mit Migration beschäftigen.

Die Teilnehmenden haben die Möglichkeit, sich vor Ort mit Forschenden und Expert:innen auszutauschen, die zu Themen arbeiten wie der Patrimonialisierung von Wohnräumen, der Materialität von Migration oder „Phantomgrenzen“, die gelebte Räume neu strukturieren. Die disziplinäre und geografische Vielfalt der Gruppe wird einen fruchtbaren Dialog zwischen theoretischen Ansätzen und empirischen Erfahrungen ermöglichen.

Zwei methodische Module bieten Gelegenheit, neue Analysewerkzeuge zu erproben und die vergleichenden und reflexiven Kompetenzen der Teilnehmenden zu vertiefen.

Zielpublikum
Der viertägige Workshop richtet sich an Masterstudierende, Doktorand:innen und junge Postdocs, die sich für diese Fragen interessieren und aus den Geistes- und Sozialwissenschaften kommen. Ziel ist es unter anderem, den interdisziplinären Dialog zu fördern.

Ablauf des Workshops
Der Workshop bietet die Gelegenheit, das Kulturerbe und museale Darstellungen der Migration vor Ort kennenzulernen, sich produktiv auseinanderzusetzen und den Dialog mit Spezialist:innen und Forscher:innen zu ermöglichen.

Im Vorhinein wird ein Reader verteilt, der die gemeinsame theoretische und methodologische Basis für die Besichtigungen und Diskussionen bilden soll. Das Programm ist auf vier Tage angelegt und interaktiv, wechselt zwischen Besuchen und Analysen musealer Orte, Diskussionen, Methodenmodulen und selbstständiger Gruppenarbeit.

Hinweis: Vorbehaltlich der verfügbaren finanziellen und organisatorischen Mittel ist im Anschluss an den Workshop im September/Oktober 2026 eine Exkursion mit einem Teil der Teilnehmenden nach Sibiu/Hermannstadt und Umgebung (Rumänien) geplant.

Kommunikationssprachen sind Französisch und Deutsch.

Gute Kenntnisse in Französisch oder Deutsch werden vorausgesetzt, ebenso nach Möglichkeit ein ausreichendes Verständnis der jeweils anderen Sprache.

Die Teilnahme ist kostenlos. Reise- und Unterbringungskosten der Teilnehmer:innen werden übernommen.

Bewerbungsmodalitäten: Interessierte Personen werden gebeten, bis spätestens 15. Februar 2026 ein Motivationsschreiben mit der Begründung des Interesses an der Thematik und der disziplinären Verortung des/der Kandidat:in (max. 1 S.) sowie einen Lebenslauf (max. 2 S.) an folgende Adresse zu senden: cooperation@cmb.hu-berlin.de.

Eine Zusammenarbeit zwischen dem Centre Marc Bloch e.V., Berlin (Béatrice von Hirschhausen, Serge Reubi, Alix Winter) und der Forschungsgruppe POLEN, Université d’Orléans (Anne F. Delouis, Lucie Taïeb).

Kontakt

cooperation@cmb.hu-berlin.de

CfP: Gendered work and working gender (English and French)

4 weeks 2 days ago

Zollikofen/Switzerland

3rd International Symposium on Work in Agriculture

From 7 July 2026 to 10 July 2026

Topic Identified as a blind spot by Benoît Dedieu at the 2nd International Symposium on Work in Agriculture (Dedieu, 2022), the role of women can no longer be neglected in the analysis of work within agricultural worlds. Thus, this working group explores the gendered dimensions of global agricultural labour, focusing on the specific challenges women face, including low wages, limited access to land and resources, precarious employment, and heightened health risks. Although acknowledging women's work is a necessary first step in challenging their invisibilisation, this working group proposes to use the concept of gender to move beyond the approach of focusing solely on the “specificity of women's work”. Using the concept of gender makes it possible to analyse the set of mechanisms that divide and hierarchize humanity into two categories (Bereni et al., 2008). Thus, in the words of sociologist Isabelle Clair, gender is not simply a “sex” variable, but rather a concept that allows us to analyse power relations (Clair, 2016). From this emerge gendered socialization (Darmon, 2018) and gender performance (Butler, Fassin and Kraus, 2005), which shape gendered ways of thinking, acting, and embodying oneself, contradicting any essentialist approaches to gender.

In agricultural worlds, this means focusing on the sexual division of labour by shedding light on woman’s work (Annes and Wright, 2017; Comer, 2021; Prévost, 2015) but also examining rural and agricultural masculinities (Annes and Handfield, 2019; Brandth, 1995; Martin, 2023, 2025; Saugeres, 2002). The articulation of social temporalities that constitute masculinity (Pochic, 2000) plays a structuring role, while remaining limiting for women who are often in charge of domesticity (Hogge, 2025). Although modern agriculture has been built around a two-AWU 1 model, itself based on the heterosexual couple’s structure (Comer, 2011), it could be useful to highlight other queer work collectives/couples (Comer, 2024; Muller and Rimlinger, 2024; Purseigle and Le Corre, 2024).

Agricultural worlds are not limited to farms; gender relations around agricultural work also unfold in other professional spaces (CUMAs 2 , agricultural contractors, dealerships, Chambers of Agriculture, etc.), but also in the classroom. In agricultural high schools, the mechanisms of the gendered division of labour reproduce the assignment of girls to subordinate and care-related tasks, perceived as the least physically and technically demanding (i.e. maintenance and cleaning), in contrast to boys, who are assigned to more valued tasks (insemination, woodcutting and machinery) (Dahache, 2014). Schools thus contribute to the delineation of “feminine” and “masculine” spaces, while simultaneously serving as arenas for the social construction of agricultural masculinities (Caudron Fournier, 2024) and rural femininities (Depoilly, 2021; Orange and Renard, 2022). Moreover, schools - and more broadly the learning spaces punctuating professional paths - play a decisive role in enabling non-heir profiles to establish themselves in agriculture (Frison, 2025).

An important area for further investigation is the study of gender relations considering the agroecological transition. Recent work (Annes and Wright, 2017; Lebrun, 2022) shows that women contribute to the reshaping of agricultural professions, particularly through practices tied to the agroecological transition. While gender asymmetry persists (Guerillot, 2024), spaces for reconfiguration nonetheless emerge, especially in women-only settings (Lebrun, 2022). This working group’s ambition is therefore to shed light on these gendered mechanisms and socializations in the context of the agroecological transition, while deepening the understanding of agricultural work as redefined through these relations.

If gender analysis allows hierarchies and power relations to be more visible within agricultural work, it proves especially fruitful to think of gender, class, and race together, as consubstantial and coextensive social relations (Kergoat, 2012; Dorlin, 2009). These relations decisively structure access to land, recognition of knowledge, and the division of agricultural labour. Within agricultural worlds, heirs from farming families do not occupy the same position as first-generation farmers or racialised agricultural workers, who are often relegated to informality or invisibility (Lescaux, 2022). Yet, the latter have historically played a central role in agricultural labour (White, 2018), a role that remains rarely acknowledged in dominant narratives of ecological transition and agricultural issues (Paddeu, 2021).

In this vein, several studies have shown that the agroecological transition selectively revalorizes certain forms of “legitimate” knowledge, often carried by actors from urban middle classes, while marginalizing popular or migrant practices, perceived as deviant or archaic (Jégat, 2023). Rereading these dynamics through an intersectional lens (Lépinard and Mazouz, 2021) highlights logics of symbolic dispossession, whiteness (White, 2018; Ferdinand, 2019), and green gentrification (Paddeu, 2021), which cut across both agricultural spaces and the imaginaries of ecological transition. 

This group also engages with the data, methods, and theoretical frameworks needed to study gendered agricultural labour, highlighting the importance of intersectional, feminist, and transnational approaches.

Core topics addressed

#1 – Attractiveness of agricultural work

#2 – Decent work in the agri-food sector 

#3 – Knowledge, skills, and education in agriculture

#6 – Agricultural workforce development systems

Sub-themes - sessions
  • Session 1: Invisibility and (Re)Recognition of Women’s Work – Specific challenges faced by women in agricultural work; reflections on the ambivalence of making this work visible (recognition but also new constraints).
  •  Session 2: Rural and Agricultural Masculinities – How evolving professions and the growing attention to issues of gender, ecology, and sexuality challenge masculine practices and representations.
  • Session 3: Gender, Knowledge, and Agroecology – Analysis of gendered mechanisms and socializations in agricultural labour within the context of agroecological transition.
  • Session 4: Gender, Learning, and Institutions: The Multiple Spaces of Agricultural Work – Gender relations around agricultural labour also unfold in other professional spaces (CUMA, contractors, cooperatives, chambers of agriculture, etc.) as well as in educational settings (agricultural schools, vocational training, apprenticeships). 
  • Session 5: Intersectional and Queer Approaches (Gender, Class, Race, Sexuality, Migration) – Highlighting the intersecting logics of domination and differentiation in agricultural work, from the local to the transnational level.
  • Session 6: Data, Methods, and Theoretical Frameworks – A multidisciplinary reflection on feminist, intersectional, and transnational methodologies and approaches for analysing gendered agricultural labour.
Aims

The aim of this session is to bring together gender and labour researchers from Europe and beyond to share ongoing research on women’s roles, but also on gendered work and conditions in global agricultural labour. By fostering interdisciplinary dialogue, the session seeks to identify key research gaps, advance gender-sensitive methodologies, and explore theoretical approaches to better understand and address gendered inequalities in agri-food systems.

Format

Presentations will last 15 minutes, followed by 5/10 minutes for discussion. Each session will include 4/5 speakers. Depending on the number of abstracts received, each session can be divided in 2, especially for session 1 and 6, where there are already a set of presentations. As this thematic group is the result of a merger of several groups, it is advisable to contact the subgroup in charge of this session in order to send a proposal in a specific session.

 

Location

  • Zollikofen, Schwitzerland

Keyword

  • genre, agriculture, intersectionnel, travail

Contact

  • James Hogge
    courriel : james [dot] hogge [at] idele [dot] fr
  • Maya Rastouil
    courriel : mayarastouil99 [at] gmail [dot] com

CfP: L’extrême-droite au féminin? Reconfigurations de l’électorat, des pratiques militantes et des représentations des femmes (French)

4 weeks 2 days ago

Dijon/France

Les expressions du fascisme historique de l’entre-deux guerres sont clairement masculinistes. Dans l’Allemagne hitlérienne, les femmes se résument au triptyque KKK (Kinder, Küche, Kirsche pour « Enfant, Cuisine, Église »). Au point d’avoir le plus grand mal à pouvoir citer le nom d’une seule femme parmi les dirigeants politiques du national-socialisme (cf. Liliane Kandel, Rita Thalmann, Claudia Koonz), et quand bien même des femmes ont évidemment contribué à la reproduction de l’édifice du pouvoir nazi, comme par exemple la réalisatrice de films de propagande Leni Riefenstahl. Il en va de même dans le fascisme mussolinien, dont le corps musculeux du Duce est présenté comme la représentation idéale du fascisme en action (on fait allusion ici à une photo représentant Mussolini lors d’une campagne de récolte de blé en 1938). En France, le gouvernement de Vichy, dont la politique a été brillamment analysée par Francine Muel-Dreyfus, inscrit la femme dans un ordre symbolique immuable, à l’instar de la terre. La conception portée par Pétain et consorts a consisté à développer une vision mythique de l’ordre social qui se fonde sur l’ordre naturel des corps. Quelles que soient les variantes et les configurations nationales, l’extrême droite de l’entre-deux guerres ne considère jamais les femmes comme un sujet capable de penser et d’agir par lui-même. « La femme », vue comme un être subalterne, est destinée aux tâches domestiques et précédée (dominée) par les hommes.

Ce discours a longtemps été unanime dans l’extrême droite française (Dumon B., 2006 ; Bugnon F., Cleret et alii, 2024, Cleret, 2025) ou européenne. Suprématie de l’homme, mépris de la liberté des femmes et de leur droit à disposer de leur corps (s’illustrant notamment par le combat contre la liberté de l’avortement), opposition aux mouvements féministes, l’extrême droite s’est construite en exacerbant la virilité. Mais si cette configuration frontalement antiféministe a récemment gagné en visibilité avec les mouvements masculinistes, ou l’antenne quotidienne accordée à l’intégrisme catholique dans les médias d’extrême-droite, elle coexiste aujourd’hui avec des formes plus complexes d’instrumentalisation, d’articulation, et parfois d’acceptation d’une partie des conquêtes sociales du mouvement des femmes (non revendiquée et vécue sur le mode de l’évidence, comme pour l’accès des femmes au salariat par exemple).

Plusieurs indices dans les évolutions récentes suggèrent des déplacements qu’il nous semble important d’analyser. Le premier, le plus visible, est la place des femmes dans la direction des partis d’extrême-droite : Marine Le Pen, dirigeante du Rassemblement National (RN) et europarlementaire en France, Giorgia Meloni, cheffe de gouvernement en Italie, Alice Weidel, figure de proue de l’Alternative Für Deutschland (AFD) en Allemagne, constituent autant de figures connues de dirigeantes de courants d’extrême-droite à travers l’Union Européenne. Pour ce qui concerne la France, Marion Marechal Le Pen ou Sarah Knafo, eurodéputée également, complètent cette galerie de portraits de femmes dirigeantes.

Au-delà des figures de proue, un discours nouveau apparaît, se réclamant de la défense des droits des femmes et plus rarement du féminisme. Cette nouvelle configuration a été qualifiée de « fémonationalisme » par Magali Della Sudda (voir également Calderato Charlène), pour désigner notamment l’instrumentalisation du discours féministe sur les violences de genre à des fins de stigmatisation des populations racisées et des pays musulmans – généralement en minimisant les violences des agresseurs blancs et en maintenant des positions inégalitaires et différentialistes sur la question des rôles familiaux ou du droit à disposer de son corps.

D’où cette interrogation, qui sera le fil conducteur de cette journée d’études : quels sont les rôles que jouent les femmes dans l’extrême-droite prise dans toute sa diversité actuelle (RN mais aussi Reconquête, etc.) ? Cette question centrale peut se décliner dans trois directions différentes :

Axe 1 : Les femmes dans l’électorat de l’extrême-droite

Longtemps rétives à donner leur voix aux figures très largement masculines de ce courant politique, elles ont en France peu à peu atteint le même niveau que les hommes au cours des années 2010. Dans une toute autre configuration, le sous-vote féminin pour Donald Trump s’est au contraire encore creusé à l’occasion de l’élection de 2024. Quelles sont les facteurs spécifiques qui permettent d’expliquer la progression de l’extrême-droite dans l’électorat féminin (ou, dans d’autres contextes, sa réticence et sa résistance) ? En quoi l’évolution du personnel et de l’offre politique de ce courant ont-ils joué un rôle ? En quoi la spécificité des réseaux, des socialisations politiques et des formes concrètes de médiation entre partis/médias d’extrême-droite et électeur·ices permet-elle de comprendre cette évolution ?

Axe 2 : Les pratiques militantes

L’univers militant d’extrême droite s’est historiquement construit par un rapport à l’affrontement et à la violence, excluant la plupart des femmes des pratiques politiques et militantes. Si cette configuration machiste et agressive du rapport à la politique et à l’adversaire se maintient dans les groupuscules qui gravitent autour du RN et de Reconquête, il n’en reste pas moins que la parlementarisation, la notabilisation et la médiatisation du Rassemblement national ont ouvert d’autres espaces au militantisme féminin. Des cercles féminins lors du moment Mégret à la Manif pour tous ou, plus récemment encore, l’association Némésis, des formes d’action collective se déploient dans lesquelles des femmes d’extrême-droite s’investissent. Quels sont les trajectoires de politisation de ces militantes ? Comment leur action s’articule-elle avec l’action politique plus classique ? Des candidates, des députées et des cadres d’appareil se sont vu ouvrir des carrières politiques. Quels sont réellement, au-delà des quelques figures de dirigeantes femmes, leurs rôles dans la division du travail militant, leurs perspectives de carrière par rapport aux hommes d’extrême-droite, ou leurs rôles familiaux au sein de leurs couples ?

Axe 3 : Les représentations des femmes

Le dernier axe interroge les représentations des femmes dans les programmes, les discours et les pratiques de l’extrême droite. Quelle place et quels rôles sont-ils aujourd’hui accordés aux femmes dans les discours publics et nationaux, soumis en France au contrôle politique centralisé impliqué notamment par la stratégie de « dédiabolisation » du RN ? Au sein de quels conflits et compromis cette ligne a-t-elle émergé, moyennant quelles tensions et revirements vis-à-vis du vieux conservatisme, ou de l’intégrisme catholique qui fait son retour dans l’espace public national français à travers les nouveaux médias d’extrême droite ? Avec quelles contradictions par rapport aux discours plus locaux, tenus dans des cercles plus restreints voir privés, laissant davantage libre court aux représentations et aux dispositions les plus ancrées des élu·es, militant·es et journalistes ? Que reste-t-il de ces prises de positions dans les pays où l’extrême droite accède durablement au pouvoir, comme par exemple les États-Unis de Donald Trump ou l’Italie de Giorgia Meloni ? Dans les contextes nationaux où une vieille rhétorique patriarcale décomplexée, ouvertement opposée aux droits des femmes et à l’IVG, fait son come back, quels mécanismes sociaux et politiques permettent-ils de rendre compte de ce processus ?

Cet AAC s’adresse à des chercheurs et chercheuses issues de toutes les disciplines des sciences sociales (sociologie, science politique, histoire, philosophie, infocom, etc.), dans la mesure où les propositions reposent sur une méthodologie clairement explicitée et un travail empirique. Des travaux portant sur des pays de l’UE, ou sur des comparaisons internationales, seraient appréciés.

Modalités de contribution

Date limite de réponse à envoi de proposition : 9 mars 2026

1 page, nombre de signes maximal : 4500 signes

- éléments attendus : courte bio-bibliographie, un résumé complet du propos de la communication, problématique avec résultats de recherches finaux ou préliminaires.

Les adresses d'envoi des propositions : mnavarre@laposte.net ; lucile.girard@u-bourgogne.fr ; brice.nocenti@u-bourgogne.fr ; georges.ubbiali@u-bourgogne.fr

Comité scientifique
  • Brice NOCENTI, maître de conférences en sociologie, Université de Bourgogne Europe, chercheur du LIR3S
  • Georges Ubbiali, ancien maître de conférences en sociologie, Université de Bourgogne Europe, chercheur associé du LIR3S
  • Maud Navarre, Docteur en sociologie de l'Université de Bourgogne-Europe, journaliste, chercheuse associée du LIR3S
  • Lucile Girard, Maître de conférences en sociologie à l'Université de Strasbourg, chercheuse associée du LIR3S
Bibliographie indicative

Begous Cassandre, Gallot Fanny, « Genre et extrême-droite », p. 103-116, in Palheta Ugo, coord., Extrême-droite, la résistible ascension, Amsterdam, 2025

Bugnon Fanny, Cleret Camille et alli, Femmes contre le changement. Conservatisme, réaction et extrémisme eu Europe. XVIIIe-XXIe siècle, Rennes, PUR, 2024.

Calderaro Charlène, « Quand l’extrême-droite, s’approprie le féminisme », p. 117-128 in Paletta Ugo, op.cit.

Cleret Camille, « Des militantes nationalistes et féministes sous la IIIIe République », in Roger-Lacan Baptiste et alii, Nouvelle histoire de l’extrême-droite. France 1780-2025, Paris, Seuil, 2025, p. 109-121.

Della Sudda Magali, Les nouvelles femmes de droite, Hors d’atteinte, 2022.

Dumon Bruno, Les Dames de la Ligue des Femmes françaises (1901-1914), Cerf, 2006.

Kandel Liliane [dir.], Féminismes et nazisme, Paris, O. Jacob, 2004.

Koonz Claudia, « Les femmes, le nazisme et la “banalité du mal” », p. 204-214, in Kandel, op. cit.

Muel-Dreyfus Francine, Vichy et l’éternel féminin. Contribution à une sociologie de l’ordre des corps, Seuil, 1996.

Thalmann Rita, Être femme sous le IIIe Reich, Laffont, 1981.

Lieu:

  • MSH, Amphithéâtre - 6 esplanade Erasme
    Dijon, Frankreich (21)

Format de l'événement: Hybrid event

Deadline: 9 mars 2026

Appendice: AAC L’extrême-droite au féminin.pdf

Mots clés:

  • extrême droite, dirigeante, femme élue, vote féminin, militantisme féminin

Contact:

  • Maud Navarre
    courriel : mnavarre [at] laposte [dot] net
  • Brice Nocenti
    courriel : brice [dot] nocenti [at] ube [dot] fr
  • Lucile Girard
    courriel : lucile [dot] girard [at] u-bourgogne [dot] fr

CfP: Oceanic and Maritime History Workshop - University of Cambridge

1 month ago

The Oceanic and Maritime History Workshop offers a supportive and informal setting for postgraduate students to discuss their research on all aspects of Oceanic and Maritime History across all periods. Dedicated to historical research investigating human engagement with the sea. It is open to all time periods, geographical regions, or intellectual approaches, and we actively encourage interdisciplinary collaboration and discussion, as well as transnational approaches.

Presentation

After what was a very successful Michaelmas term, we are thrilled to announce our Call for Papers for Lent (February-March 2026).

We welcome presentations on all aspects of Oceanic and Maritime History across all periods, including (but not limited to):

  • Encounters - maritime worlds, cross-cultural interactions, the subaltern sea;
  • Spaces - litoral, coastal, and insular communities, the terraqueous globe, sacred maritime geographies;
  • Exchanges - migration and trafficking, flows of goods and ideas, maritime knowledge networks;
  • Cultures - maritime identities, seafaring traditions;
  • Environmental Histories - human-sea ecologies, oceanic transformations.

This is a great opportunity to share completed research or receive feedback on a work-in-progress. MPhil and PhD students at all stages, from any institution in the UK or abroad, are encouraged to apply.

The workshop will meet for several sessions throughout the term. Each session will be hybrid, featuring a thematic pairing of two 30-minute presentations, followed by discussion.

Submission guidelines

To apply to present a paper, please email us with your title, abstract (200-300 words), and biographical details

by 20 January 2026.

If you would simply like to attend, we will circulate information related to our sessions on our mailing list (subscribe here: https://lists.cam.ac.uk/sympa/info/history-omgw and on X: follow @CamOceanicHist).

Convenors

CfP: Unsettling Heritage and Memory Futures - Decolonial Trajectories Between Crisis and Possibility

1 month ago
Organizer: Amsterdam School for Heritage, Memory and Material Culture (AHM) Location: Amsterdam Country: Netherlands Takes place: In Attendance From - Until: 17.06.2026 - 19.06.2026 Deadline: 27.03.2026 Website: https://ahmconference.humanities.uva.nl/call-for-papers/  

The Amsterdam School for Heritage, Memory and Material Culture (AHM) invites scholars, practitioners, artists, and activists to reflect on what decolonial approaches have disrupted, dismantled, and dreamt anew—and to critically assess their strengths, limitations, and futures.

 

Unsettling Heritage and Memory Futures - Decolonial Trajectories Between Crisis and Possibility

Decoloniality is not merely an academic lens but a profound reorientation of knowledge and power. While rooted in twentieth-century South American scholarship, decoloniality now inspires a generation of scholarship and social movements. After years of vibrant scholarship and activism, we stand at a pivotal juncture. The Amsterdam School for Heritage, Memory and Material Culture (AHM) invites scholars, practitioners, artists, and activists to reflect on what decolonial approaches have disrupted, dismantled, and dreamt anew—and to critically assess their strengths, limitations, and futures. As resurgent nationalisms and neocolonial forces challenge gains made in diversifying heritage institutions, democratising memory practices, and centring marginalised voices, how do we sustain decolonial futures that remain precarious? This international conference examines decoloniality as a transformative praxis that reshapes our engagement with heritage, memory, and material culture. We seek contributions that bridge theory and practice, addressing both the generative possibilities and the ethical impasses emerging from decolonial work.

This interdisciplinary gathering will foster dialogue through individual papers, themed panels, and roundtable discussions across diverse geographical contexts. The Organising Committee invites submissions from established scholars, early-career researchers, PhD candidates, professionals, civil society organisations, artists, and activists. We especially welcome voices from the Global South and underrepresented regions, aiming to move beyond critique toward concrete strategies for sustaining decolonial transformation worldwide.

Themes of this conference include, but are not limited to:
- Socio-Political Dimensions of Decoloniality
- Heritage Management and Sustainability
- Post-Conflict Reconstruction and Societal Recovery
- Museum and Memorial Practices
- Restitution and Repatriation
- Community Engagement with Tangible and Intangible Heritage
- Contested Memories and Competing Narratives
- Peace and Conflict Studies
- AI and Digital Heritage Tools
- Materiality and Material Culture
- The Politics of Terminology, Time, and Identity

The conference will be held in-person at the University of Amsterdam (UvA), University Theatre, between 17-19 June, 2026.

Applications should include
– Author name(s) and affiliation(s)
– Email address
– Paper, panel, or roundtable title
– Abstract (250 words)

For panel and roundtable proposals, please include the names, affiliations, and abstracts of each participant.

Please submit your abstract (in English) as a Word document or PDF via email to our conference email: ahmannualconference@gmail.com

Proposals can be submitted by 27 March 2026 (mid-night Central European Time) to ahmannualconference@gmail.com

The notification of acceptance will be sent by mid-April 2026. The Organising Committee will invite some of the accepted papers to submit full papers (6000-7000 words) to be published as part of a special issue at the international peer-reviewed journal of Heritage, Memory and Conflict (Amsterdam University Press). The deadline for the full paper will be communicated later.

Contact (announcement)

ahmannualconference@gmail.com

CfP: The AI Turn in Contemporary Historiography: Challenges, Applications, Reflections (History – Theory – Criticism Journal)

1 month ago
Organiser: Charles University, Faculty of Humanities, History – Theory – Criticism Journal Postcode: 11000 Location: Prague Country: Czech Republic Takes place: Virtually Date: 30.06.2026 Deadline: 30.06.2026 Website: https://ojs.cuni.cz/dejinyteoriekritika  

This special issue explores the AI turn in contemporary historiography and its implications for historical knowledge, method, and ethics. Artificial intelligence reshapes core principles of the historian’s craft, from authorship and interpretation to verification and critical engagement with evidence. We invite contributions that examine how large language models and algorithmic infrastructures transform epistemic practices, reproduce or disrupt bias, challenge human interpretive agency, and alter conditions of education and scholarly labor. The issue seeks both critical reflections and methodological innovations addressing this rapidly evolving intellectual landscape.

 

History – Theory – Criticism Journal 2/2026: The AI Turn in Contemporary Historiography: Challenges, Applications, Reflections

Call for articles

Special Issue 2/2026

The AI Turn in Contemporary Historiography: Challenges, Applications, Reflections

Deadline for submissions: 31 June 2026

Scope and aims

Artificial intelligence has entered the field of historiography not as a neutral instrument but as a phenomenon that unsettles its very foundations. The capacity of large language models to generate and reorganize knowledge on a scale that surpasses human comprehension compels historians to reconsider the principles that have long defined their craft: authorship, interpretation, verification, and the human mediation of evidence. The accelerating automation of textual production introduces a cognitive threshold that challenges the historian’s ability to control, evaluate, and verify the narratives emerging from algorithmic systems.

This transformation reveals both the potential and the vulnerability of historical knowledge. Artificial intelligence enables new ways of analyzing extensive textual corpora, translating and connecting sources, and recognizing patterns across linguistic and temporal boundaries. At the same time, it alters the conditions under which meaning is produced and received, eroding the distinction between human interpretation and computational synthesis. The opacity of large models, concealed in their training data and hierarchies of value, complicates one of the historian’s central tasks: the capacity to identify, understand, and critique bias within sources.

The AI turn in historiography, therefore, marks more than a technical or methodological innovation. It signifies a shift in the scale and ecology of knowledge, shaped by the asymmetries of global computational power and by growing dependence on corporate infrastructures. This situation calls for reflection on how historical inquiry can preserve its ethical and interpretive integrity while adapting to an environment governed by automation, data abundance, and limited transparency.

This special issue of History – Theory – Criticism invites contributions that address these challenges. We seek studies and reflections that examine how artificial intelligence transforms the epistemology, methodology, and ethics of historical work, how historians can critically engage with opaque algorithmic systems, and how humanistic scholarship re-articulates alternative, locally grounded, and sustainable approaches to technological innovation.

Themes and questions

1. Epistemology, authorship, and interpretation
a) How does the massive production of synthetic text alter the relationship between information and interpretation? Can historians still claim control over the evidentiary process when relying on systems whose reasoning and corpus remain opaque?
b) To what extent can AI be said to “understand” the past, and how does its pattern-based synthesis differ from human interpretation?
c) What frameworks of transparency, citation, and disclosure are needed to ensure accountability in AI-assisted research and writing?
d) How might the concept of authorship evolve when historical texts are increasingly co-produced by human and machine intelligence?

2. Methodology, infrastructure, and the Black box
a) General-purpose models reproduce values, hierarchies, and linguistic biases embedded in their training data, often without the user’s awareness. This deepens the “black box” problem and undermines one of the foundations of historical scholarship—the capacity to identify and critique bias in sources.
b) How can historians engage critically with these systems without surrendering epistemic agency?
c) What role might smaller, domain-specific, and ethically curated models play in building more transparent and interpretable infrastructures for historical research?
d) How can collaboration between historians, computer scientists, and archivists foster local, open, and sustainable alternatives to corporate AI ecosystems?

3. Cognitive, political, and environmental boundaries
a) The automation of interpretation introduces a cognitive threshold: the scale of machine-generated material now exceeds what human scholars can meaningfully read or evaluate. This raises the question of how knowledge is curated, filtered, and trusted in a post-verificatory environment.
b) At the same time, the concentration of computational resources in a few global centers reinforces inequalities between academic communities and widens the gap between those who design AI and those who merely consume it.
c) Finally, the environmental and energy costs of large-scale AI infrastructures compel the humanities to consider the ecological ethics of technological progress. What forms of scholarship might align critical inquiry with sustainability and local autonomy?

4. Education, practice, and the future of humanistic knowledge
a) How can historical education cultivate critical AI literacy rather than simple tool proficiency?
b) What pedagogical strategies can help students and researchers maintain interpretive depth and ethical reflection in an environment saturated by generative systems?
c) Should AI be understood as an auxiliary method, a paradigm shift, or a mirror revealing the epistemological foundations of humanistic knowledge itself?
d) How can universities and professional organizations shape guidelines that safeguard integrity and creativity while embracing innovation?

Submission guidelines

Submissions and inquiries should be sent to the Editor-in-Chief via email.
Language: English
Text length: articles 36–72,000 characters including notes; discussion papers 18–36,000 characters; reviews 9–18,000 characters. All articles should include an abstract (150–200 words) and 4–5 keywords.
Format: Microsoft Word (.docx) or Libre Office (.odt), following the DTK Manual of Style and Ethical Code
Peer review: Double-blind by two independent reviewers
Deadline: 30 June 2026
Publication: Winter 2026, Diamond Open Access
Guest Editors: Jaromír Mrňka, Jiří Hlaváček

Contact

Petr Wohlmuth, Ph.D. (Editor-in-Chief), Petr.Wohlmuth@fhs.cuni.cz

CfP: Neue Werkzeuge – neue Wege. Digitale Transformation in der geschichtswissenschaftlichen Hochschullehre (German)

1 month ago
Saarbrücken/Germany   Veranstalter: Cristina Andenna, Martin Clauss, Avi Friederich, Christoph Pretzer, Miriam Weiss (Universität des Saarlandes und Technische Universität Chemnitz) von den Projekten KI.DUETT und DIGILEHR Veranstaltungsort: Saarbrücken, Universität des Saarlandes PLZ: 66123 Ort: Saarbrücken Land: Deutschland Findet statt: Hybrid Vom - Bis: 10.06.2026 - 12.06.2026 Deadline: 31.01.2026   Neue Werkzeuge – neue Wege. Digitale Transformation in der geschichtswissenschaftlichen Hochschullehre

Mit der Digitalisierung und der rasanten Entwicklung Künstlicher Intelligenz (KI) in allen Bereichen der Gesellschaft sind auch an Hochschulen Herausforderungen in der geschichtswissenschaftlichen Lehre aufgetreten, denen es sich zu stellen gilt. Die Tagung Neue Werkzeuge – neue Wege. Digitale Transformation in der geschichtswissenschaftlichen Hochschullehre zielt darauf ab, über diese Herausforderungen zu diskutieren, innovative Ideen kennenzulernen und sich unter Interessierten zu vernetzen.
Wir freuen uns über alle, die sich am Gedankenaustausch beteiligen möchten und in ca. 20-minütigen Präsentationen eigene Überlegungen und/oder Praxisbeispiele vorstellen. Denkanstöße können folgende Bereiche liefern (die Beiträge dürfen aber auch gerne andere relevante Inhalte thematisieren):
- veränderte Erwartungen Studierender an geschichtswissenschaftliche Hochschullehre
- der Einsatz und die Entwicklung digitaler Tools in und für die geschichtswissenschaftliche Hochschullehre
- die Schulung Studierender in der Anwendung digitaler Tools
- die Erstellung digitaler Tools durch Studierende
- die (Neu-?)definition der Rolle, die Dozierende in Zukunft übernehmen werden
- Veränderungen in der geschichtswissenschaftlichen Hochschullehre durch das Aufkommen von Large Language Models

Gerne nehmen wir kurze Abstracts in deutscher oder englischer Sprache (ca. 150 Wörter) entgegen und hoffen auf einen produktiven Austausch. Eine Publikation der Ergebnisse ist geplant.
Die Abstracts können bis zum 31. Januar 2026 gesendet werden an:
Miriam Weiss: miriam.weiss@uni-saarland.de

Kontakt

Miriam Weiss: miriam.weiss@uni-saarland.de

Women’s Labour Activism in Eastern Europe and Beyond (UCL Press)

1 month ago

by Selin Çağatay, Mátyás Erdélyi, Alexandra Ghiț, Olga Gnydiuk, Veronika Helfert, Ivelina Masheva, Zhanna Popova, Jelena Tešija, Eszter Varsa, and Susan Zimmermann

This collaborative monograph presents a deeply researched, inclusive history of women’s labour activism in Eastern Europe, Austria, Turkey and transnationally, from the age of empires to the late twentieth century. It explores women’s activism and organizing to improve the working conditions and living circumstances of lower-income and working-class women and their communities in the region and internationally.

Moving beyond the celebratory or partisan perspectives of many classical and some feminist labour histories, Women’s Labour Activism in Eastern Europe and Beyond provides a careful historicization of women’s actions in a multiscalar perspective. Through a study of diverse contexts, the authors follow women aligned with a wide range of political persuasions, highlighting unexpected elements and continuities of women’s labour activism. Women’s activities are seen in the workplace, in the everyday, within and across social movements and organizations, and inside the state, all presented through a framing that spotlights long-term developments and bridges the divide between the literatures on state socialist and capitalist societies concerning gendered labour politics and activism. Combining a regional focus and transnational perspectives, the authors examine the sources of women’s labour activism in the region and the role of activists from the region within international women’s, labour and inter-state organizations. Moving women’s labour activism from the margins of labour, gender and European history to the centre of historical study, the volume makes an innovative contribution to the new global histories of labour and gender.

Free download: https://uclpress.co.uk/book/womens-labour-activism-in-eastern-europe-an…
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uclpress.co.uk | @uclpress

CfP: Désinformation, paracrise et communication organisationnelle (Revue Communication & Organisation. N° 70) (French)

1 month ago

Bordeaux/France

La désinformation, sous ses formes multiples, transforme sensiblement les pratiques communicationnelles des organisations et fragilise la confiance de leurs parties prenantes. La multiplication des fake news, des paracrises qu’elles alimentent et des usages stratégiques de la communication trompeuse (greenwashing, socialwashing) interroge la capacité des organisations à construire des réponses adaptées et durables. Ces enjeux se rattachent à la problématique plus large de la sécurité informationnelle. Les attaques réputationnelles, les cybermenaces et la désinformation mettent en évidence le rôle central des logiques de gouvernance et de la culture informationnelle dans la construction d’une véritable résilience organisationnelle. Le dossier thématique de la revue Communication & Organisation propose d’explorer ces phénomènes en mobilisant des approches théoriques, méthodologiques et empiriques.

Argumentaire

La communication des organisations est confrontée à une mutation profonde de son environnement, caractérisée par l’accélération numérique et l’érosion de la confiance institutionnelle. Dans ce contexte, la désinformation s’impose comme un enjeu important de la gouvernance communicationnelle contemporaine. Elle renvoie à l’ensemble des pratiques de production, de diffusion ou d’exploitation d’informations fausses, trompeuses ou manipulées, susceptibles de compromettre la réputation des organisations et de fragiliser la relation de confiance qu’elles entretiennent avec leurs parties prenantes. Diffusée sans intention de nuire, la mésinformation se distingue de la désinformation, produite à des fins malveillantes (Wardle & Derakhshan, 2018). D’abord cantonné aux sphères politiques et médiatiques, ce phénomène touche désormais directement les organisations, dont il fragilise la réputation (Jahng, Lee & Rochadiat, 2020), la légitimité et l’intégrité opérationnelle (Karinshak, 2023, Eze et Zacky-Eze, 2025).

L’essor de l’IA, des bots et des deepfakes accroît encore la sophistication de ces pratiques et complique leur détection (Ferrara, 2017 ; Shao et al., 2018 ; Chesney & Citron, 2019). Amplifiées par les bulles de filtre (Pariser, 2011) et les chambres d’écho, ces dynamiques nourrissent un régime de post-vérité où les émotions et les croyances dominent les faits (Keyes, 2004) et structurent les processus de perception et de réception de l’information (Ahmadi et Soulages, 2025).

La désinformation, majoritairement étudiée dans le champ du journalisme à travers les travaux sur le fact-checking (Bigot, 2019), la communication politique, la gestion ou encore l’informatique, notamment à travers la conception d’algorithmes de détection des contenus trompeurs, tend à être recontextualisée, aujourd’hui, dans les problématiques organisationnelles liées à la gouvernance de l’information. Elle représente un obstacle sérieux à la légitimité de l’organisation.

Par ailleurs, certaines entreprises exploitent les réseaux sociaux pour afficher des engagements sociétaux, recourant parfois à des stratégies trompeuses comme le greenwashing (Delmas & Burbano, 2011 ; Kim & Lyon, 2015) ou le socialwashing (Baker et al., 2024), qui minent leur légitimité (Xu et al., 2025). Le greenwashing illustre une forme de désinformation organisationnelle reposant sur des communications sélectives ou trompeuses de la performance environnementale (Cordelier, 2020 ; Szabo & Webster, 2021). La revue de la littérature scientifique sur les fake news et la désinformation dans le contexte des organisations révèle un champ de recherche en développement, mais aussi fragmenté. Ce phénomène a surtout été étudié en management et en économie (Baum, 2012 ; Glavas et al., 2023 ; Gacem et al., 2025) cependant les recherches sont principalement axées sur la communication corporative, la réputation et les stratégies de gestion de crise (Ewing et Lambert, 2019 ; Gomes-Gonçalves et al., 2022).

Sous l’effet de la multiplication des attaques informationnelles et réputationnelles, on observe, depuis 2016, que le sujet de la sécurité informationnelle se développe en parallèle de celui de la désinformation. La sécurité informationnelle doit être regardée comme une démarche organisationnelle visant à protéger le patrimoine immatériel (Larivet, 2006). Elle contribue à valoriser le patrimoine informationnel tout en impliquant des enjeux de culture et de gouvernance. Une sémantique peu stabilisée l’apparente à des concepts associés tels que « l’autonomie informationnelle » (Bulinge, 2022) ou « l’intelligence du risque » (Libmann, 2014). Ce concept s’inscrit dans le champ plus large de l’intelligence économique (Bulinge & Moinet, 2013 ;  d’Hennezel, 2017), et mobilise une approche interdisciplinaire, entre gestion stratégique et défense nationale.

Cette dynamique conjointe de désinformation et de sécurité informationnelle engendre des situations de crise et de paracrise dont les origines résident fréquemment dans la circulation de contenus fallacieux ou manipulés (Oukropec, 2025). L’enjeu scientifique consiste dès lors à analyser les généalogies des paracrises, leurs formes discursives et leurs modes de régulation, afin d’en dégager des principes d’anticipation et de prévention.

Les premières conceptualisations du phénomène (Coombs & Holladay, 2012 ; Coombs, 2023 ; Chen & Holladay, 2023) l’envisagent comme une forme intermédiaire entre crise et communication ordinaire, marquée par la médiatisation et la perte de contrôle du récit organisationnel. Ces perspectives ont été enrichies par des recherches empiriques menées dans les contextes anglo-saxons (Roh, 2017 ; Honisch & Manchón, 2020 ; Kampani, 2024), qui analysent les paracrises sous l’angle des risques réputationnels et des stratégies de réponse.

Dans l’espace francophone, les contributions demeurent encore dispersées. Les travaux de Boistel (2014) et Compin (2016) ont ouvert la voie à une réflexion sur les risques réputationnels et leurs effets sur la légitimité organisationnelle. Plus récemment, la thèse de Taillard (2025) a proposé une lecture renouvelée des désinformations de marque comme catalyseurs de paracrises. Enfin, les recherches d’Oukropec (2024, 2025) ont montré que les réponses organisationnelles aux épisodes de désinformation s’inscrivent dans une dynamique hybride — ni entièrement fictive, ni strictement rationnelle — mobilisant des stratégies de médiation, de résilience et de reconstruction de la confiance.

Ces sujets n’ont pas encore fait l’objet, dans la revue Communication & Organisation, d’un traitement unifié ou d’une véritable systématisation théorique. Depuis sa fondation, la revue a pourtant abordé, de manière indirecte, mais récurrente, des problématiques qui en constituent les prémices : le mensonge stratégique (1995), la rumeur et les bruits sociaux (1994), les risques réputationnels (2014, 2016), la responsabilité éthique (2016), la sécurité informationnelle et l’intelligence économique (1998), la culture informationnelle des organisations (Bullinge & Boutin, 2015 ; Liquète et al., 2017) la désinformation réputationnelle, visible à travers les pratiques de greenwashing (2012 et 2015) ou plus récemment (numéro 68 à paraître) les enjeux contemporains de la communication de crise. Ces différentes approches témoignent d’un intérêt constant pour les zones de tension entre vérité, discours et légitimité, en montrant comment les dispositifs de communication peuvent osciller entre transparence et dissimulation, authenticité et influence.

Le numéro 70 entend relier et confronter les notions de désinformation, de paracrise et de sécurité informationnelle. L’intérêt d’un tel dossier est de proposer une lecture intégrée des vulnérabilités organisationnelles à l’ère numérique. Tout d’abord, la désinformation agit désormais comme un facteur de désordre organisationnel, engendrant des paracrises qui exigent des réponses stratégiques. Ensuite, les organisations se trouvent au cœur d’un nouvel écosystème de vulnérabilité informationnelle. La défiance des publics, les dynamiques algorithmiques et la concurrence attentionnelle modifient en profondeur les modes de légitimation et de gouvernance. Enfin, la désinformation questionne les fondements mêmes de la communication responsable et de la culture informationnelle, deux piliers centraux des recherches contemporaines en communication des organisations (Liquette et al. 2017 ; Catellani, 2015). Une telle mise en perspective vise à penser conjointement les processus de dérégulation, de gestion du risque et de maintien de la confiance. 

Les contributions pourront s’inscrire dans les trois axes suivants :

Axe 1 - Désinformation, greenwashing, communication organisationnelle et réputation

L’étude des fake news constitue aujourd’hui une priorité mondiale. Le Forum économique mondial les classe parmi les menaces les plus pressantes à court terme, aux côtés des conflits armés et des catastrophes climatiques (Global Risks Report, 2025). Dans ce contexte de vulnérabilité informationnelle globale, les organisations se trouvent en première ligne face à la circulation de fausses nouvelles et à la défiance qu’elles alimentent.

Cet axe invite à analyser la manière dont les organisations sont confrontées à la désinformation — qu’elles en soient productrices, cibles ou médiatrices — ainsi qu’aux formes connexes de washing (green et social) qui fragilisent leur crédibilité. Il s’agit de comprendre comment la désinformation affecte la communication interne et externe, la construction de la confiance, la légitimité et la réputation des organisations dans des environnements médiatiques instables.

Les propositions pourront porter sur :

  •  la manière dont les organisations (entreprises, institutions publiques, ONG, collectivités) perçoivent, interprètent et catégorisent les phénomènes de désinformation qui les touchent directement ou indirectement
  • les discours, dispositifs et stratégies communicationnels mobilisés pour prévenir, corriger ou combattre la désinformation dans les organisations,
  •  les effets des fake news, du greenwashing et du socialwashing sur la qualité du lien entre organisations et publics
  •  l’impact des fausses informations sur la gouvernance organisationnelle, notamment sur la prise de décision, la transparence, la coordination interservices et la gestion des priorités stratégiques
  •  les formes de réponse élaborées par les organisations face aux désinformations : communication corrective, silence stratégique, engagement narratif, médiation communautaire, ou communication responsable
  • le rôle du community management dans la veille, la détection, la régulation des conversations et la restauration de la confiance au sein des espaces numériques
  • les dispositifs de veille, de fact-checking et d’authentification mis en place pour anticiper, prévenir ou traiter ces menaces informationnelles
Axe 2 - Les paracrises : stratégies organisationnelles et études de cas empiriques

Dans un environnement informationnel saturé, les organisations sont confrontées à des situations ambiguës et médiatisées, souvent amplifiées par la désinformation : les paracrises. Celles-ci se caractérisent par la perte de contrôle narratif, l’implication d’acteurs multiples et des effets réputationnels tangibles.

Cet axe invite à :

  • théoriser la notion de paracrise dans le contexte francophone : comment l’articuler aux théories de la communication des organisations et en quoi se distingue-t-elle des approches anglo-saxonnes ?
  • documenter empiriquement des paracrises observées dans des entreprises, institutions publiques ou associations : quelles formes prennent-elles, comment les acteurs y réagissent-ils et quelles stratégies (silence, correction, engagement, narration, mobilisation communautaire) se révèlent efficaces ?

Les contributions pourront ainsi éclairer la place de la responsabilité et de la confiance dans la gestion des vulnérabilités communicationnelles.

Axe 3 – Enjeux de sécurité informationnelle et approches communicationnelles dans les organisations

La littérature scientifique se concentre largement sur les dispositifs techniques et organisationnels destinés à garantir la sécurité au sein des institutions. Toutefois, la contribution des sciences de l’information et de la communication à la compréhension et à la construction de la sécurité informationnelle reste encore insuffisamment explorée. Cette proposition invite à interroger les fondements théoriques et méthodologiques susceptibles d’éclairer ce concept, en considérant la sécurité non seulement comme un ensemble de pratiques techniques, mais aussi comme un processus communicationnel et social.

Les questions suivantes seront soulevées :

  • Quels dispositifs de veille, de fact-checking, d’authentification de l’information ou de gouvernance informationnelle permettent de prévenir et de répondre efficacement à ces menaces ?
  • Comment les logiques de sécurité informationnelle et de résilience organisationnelle se construisent-elles dans des environnements instables et fragmentés ?

Les recherches attendues pourront mobiliser diverses approches et s’appuyer sur des études empiriques révélant comment les acteurs ou les organisations élaborent, négocient et incarnent la sécurité informationnelle dans les contextes professionnels. Il s’agit, en somme, de repenser la sécurité comme un construit collectif où les SIC jouent un rôle structurant dans la production de la confiance et du sens face aux vulnérabilités des organisations.

L’objectif de ce numéro est d’apporter un éclairage sur ces questionnements autour des trois axes afin de mieux comprendre la nature de la désinformation et les choix effectués par les organisations en contexte d’incertitude, de vulnérabilité et de paracrise. Nous invitons les auteurs et autrices en sciences de l’information et de la communication, mais aussi dans les disciplines connexes, à faire des propositions sur des approches empiriques, théoriques, conceptuelles ou méthodologiques, fondées sur des études de cas, des corpus médiatiques et organisationnels, des dispositifs de veille, des recherches-actions ou des comparaisons sectorielles. Ce numéro ambitionne ainsi de contribuer à enrichir la littérature actuelle dans le domaine francophone et international, en cherchant à identifier les points de convergence pour fonder un cadre théorique commun à ces phénomènes.

Modalités de soumission

Consignes de rédaction des propositions (résumés) :

  • 6000 caractères, espaces compris
  • Bibliographie non comptabilisée dans le nombre de caractères
  • Sur une page de garde : titre de la proposition, prénom et nom de l’auteur, université, laboratoire, adresse électronique, cinq mots-clés
  • Le résumé doit permettre de bien identifier la problématisation, le cadre théorique et conceptuel, la méthode, et les principaux résultats.

Les propositions seront déposées sur la plateforme de soumission de la revue : https://revues.u-bordeaux-montaigne.fr/cometorg/index,

avant le 12 janvier 2026.

Consignes de rédaction des articles définitifs :

  • 35 000 à 40 000 caractères, espaces compris, bibliographie comprise

Les normes de mise en page des articles définitifs sont accessibles en ligne sur le site de Communication & organisation 

La mise en forme finale selon les normes fournies conditionnera l’acceptation définitive de l’article.

L’évaluation des articles complets sera faite en double aveugle par le comité de lecture de la liste des membres du comité de lecture est accessible à l’adresse suivante : https://journals.openedition.org/communicationorganisation/5905#tocto1n2

Les propositions seront déposées sur le site de gestion éditoriale de la revue

Calendrier
  • Envoi des propositions sous forme de résumés : 12 janvier 2026
  • Retour aux auteurs de la sélection des propositions : 10 février 2026
  • Soumission de l’article pour évaluation en double aveugle : 10 juin 2026
  • Retour aux auteurs de l’évaluation par le comité de lecture : 15 juillet 2026
  • Remise de l’article intégral : 30 septembre 2026
  • Publication du numéro : décembre 2026
Coordinateurs du numéro
  • Ali Ahmadi est Maître de conférences à l’Université Bordeaux Montaigne. Ses recherches se concentrent sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux, avec une attention particulière aux dynamiques de désinformation et aux pratiques de fact-checking. Il s’intéresse à leurs effets sur les pratiques médiatiques, sur les stratégies de communication des organisations et, plus largement, sur la reconfiguration de l’espace public.
  • Claire d’Hennezel est Maître de conférences en SIC à l’IUT Bordeaux Montaigne. Ses recherches portent sur l’intelligence économique en général et plus particulièrement sur les réseaux d’acteurs, d’individus, d’organisations sous un angle stratégique et avec une approche communicationnelle. Ses dernières publications s’intéressent en particulier aux réseaux de femmes entrepreneures.
  • Jindrich Oukropec est docteur en sciences de la communication et enseignant-chercheur à l’Université Charles de Prague. Ses travaux s’inscrivent dans le champ de la communication stratégique et visent à approfondir, par une approche empirique, la théorie de la paracrise. Auteur de plusieurs publications en anglais dans des revues scientifiques internationales, il bénéficie également d’une expérience professionnelle de plus de dix ans dans le domaine de la communication, tant en pratique qu’en contexte organisationnel.

CfP: Pratiques et représentations du collectif. Cultures et images lesbiennes (French)

1 month ago

Paris/France

Le groupe de recherche Cultures et images lesbiennes organise un colloque portant sur la place du collectif dans les représentations et pratiques au sein des cultures visuelles lesbiennes. Organisé sur deux jours, les 12 et 13 mai 2026 à Césure, il s’agira de donner la parole à des chercheur·euses dont les travaux portent sur les questions lesbiennes et contribuent à l’écriture d’une histoire sociale et féministe de l’art.

Argumentaire

Le collectif étant à l’origine de la création du groupe de recherche CIL, ce colloque ambitionne d’en questionner les usages et d’en révéler les possibles. Le collectif est ici considéré aussi bien comme un mode de création artistique que d’écriture de l’histoire de l’art. Si cette dernière a traditionnellement fait de l’artiste un génie, souvent individuel et masculin, l’histoire féministe de l’art a démontré que d’autres existences, d’autres pratiques et d’autres structures ont existé et sont possibles. Ce colloque souhaite interroger ces systèmes de création et d’historicisation, en explorant les modalités et ambivalences des pratiques et des représentations collectives féministes et lesbiennes à travers l’histoire de l’art. Les arts visuels sont ici entendus dans une compréhension large qui inclut les arts vivants, le théâtre et le cinéma.

S’intéresser aux pratiques et aux représentations du collectif permet d’inscrire les œuvres dans leurs contextes de création et de diffusion et de mettre ainsi en lumière des réseaux plus vastes, composés de créateur·ices et d’intermédiaires culturel·les comme les partenaires de travail, les diffuseur·euses ou les historien·nes de l’art. Ici, ce n’est pas tant la rareté des images lesbiennes qui nous intéresse, mais plutôt leurs occurrences et de les resituer dans une histoire de l’art globale. La question est de dépasser le voile de l’invisibilité et de s’intéresser aux apparitions avérées ou sous-jacentes de création lesbienne, en mobilisant des outils tels que ceux formulés par Adrienne Rich et Judith Benneth dans les années 1980 et 2000.

Le collectif est ici envisagé dans ses multiples possibilités et à travers les époques. Des incarnations mythologiques du groupe de femmes dans l’Antiquité – Bacchantes, Amazones – aux groupes de conscience des années 1960, en passant par les communautés religieuses du Moyen Âge – nonnes, béguines – le collectif peut être saisi dans ses diverses formes réelles ou imaginaires. La notion est ainsi comprise dans un temps long, sans restriction à une période spécifique, en ouvrant aussi la voie à une analyse critique de l’appropriation moderne de ses formes antiques et médiévales.

La conscience politique associée à la mise en collectif et sa réflexivité constituent une autre question centrale de ce thème, qui se déploie notamment au Moyen Âge à travers les corporations ou encore les communautés religieuses. Au XXe siècle, le collectif devient un organe essentiel des mouvements féministes et lesbiens qui s’inspirent des luttes antiracistes et de classe. Il s’y déploie alors une multitude de pratiques : œuvres à plusieurs mains, échanges théoriques entre créateur·ices, volonté d’anonymiser au profit de la reconnaissance collective, horizontalité fréquente des structures, workshops militants.

Le collectif peut également être appréhendé dans sa dimension réticulaire, en étudiant la façon dont les artistes interagissent entre elleux, se saisissent de lieux et d’institutions communautaires, s’appuient sur un réseau pour déployer leurs pratiques et leur carrière. Ici la pratique artistique se comprend comme une infrastructure complexe et intégrée dans une constellation plus vaste de relations.

Il s’agit aussi d’interroger les enjeux et difficultés du collectif : est-il possible et profitable de respecter un fonctionnement horizontal au sein d’un groupe et d’éviter la démarcation de certain·es individu·es ? La mise en collectif ne risque-t-elle pas d’occulter certaines identités alors susceptibles d’être discriminées ?

Enfin, ce colloque s’intéresse aux images de groupes afin d’étudier les manières dont le collectif a été représenté à travers l’histoire de l’art. La façon dont les corps s’articulent dans l’image revêt souvent une signification particulière qu’il est possible d’interroger au prisme des études lesbiennes. Il s’agit ici d’analyser les moyens visuels mobilisés pour figurer le collectif et d’appréhender les variables iconographiques pouvant signaler une communauté d’intention ou émotionnelle.

Si ce colloque fait appel aux méthodologies de l’histoire de l’art et des études lesbiennes, notre champ de recherche se construit également en lien avec les approches et études queer. Si la distinction des études lesbiennes en tant que champ disciplinaire à part entière est précieuse pour notre groupe de recherche, nous avons conscience que les approches queer peuvent élargir le spectre des modes d’existence et de relation, et se révèlent particulièrement stimulantes pour les périodes pré-modernes. Dans des mondes où les expériences de genre et de sexe ne sont pas construites autour d’un modèle binaire, le queer peut permettre de penser autrement la réalité des expériences affectives et érotiques. Les approches queer du collectif lesbien ou féministe sont donc encouragées afin d’enrichir nos perspectives

Nous précisons que, si le groupe Cultures et Images Lesbiennes a pour objectif d’étudier les questions lesbiennes au sein des cultures visuelles, les mots « femmes » et « lesbiennes » sont ici compris dans leur dimension la plus large et la plus inclusive, regroupant une grande diversité d’identités appartenant au spectre lesbien.

Axe 1. Représentations du collectif : enjeux, formes, (ré)interprétations

Cet axe propose de s’intéresser aux expressions visuelles du groupe et notamment du groupe de femmes comme un premier niveau d’appréhension du collectif. Il s’agit d’un motif récurrent à travers l’histoire des représentations, qui peut remonter à celui, immuable et quasiment ininterrompu pendant des siècles, des Trois Grâces. Que souhaite-t-on mettre en avant à travers ces groupes ? Quels rôles tiennent-ils dans les compositions à travers les contextes culturels ? Si ce motif a aussi été l’objet d’un regard ou d’un désir masculin, nous invitons ici à en proposer des relectures lesbiennes. L’objectif est de décaler le regard porté sur ces œuvres, non plus dans une perspective de male gaze, mais bien d’une réappropriation de ces images par d’autres spectateur·rices. Les représentations plus contemporaines de groupes réalisées par des artistes lesbiennes, comme les photographies de manifestations ou de communautés lesbiennes, constituent également des clés de lecture de ce premier axe.

Axe 2. Création en collectif : méthodes et expérimentations

Dans cet axe, il s’agit de se questionner sur les différentes méthodes mises en place par les artistes, amateur·es ou professionnel·les, afin de créer à plusieurs ou à partir du groupe. Ces mises en commun peuvent trouver des raisons diverses – en fonction des époques, des aires géographiques ou des contextes socio-politiques – que nous proposons d’explorer. Cet axe a pour objectif de penser les pratiques artistiques afin de retracer et réhabiliter les dialogues sous-jacents à l’existence d’une œuvre. Replacer un objet dans son contexte de production et au sein d’une constellation d’artistes permet de le comprendre dans sa dimension collective. Nous aimerions également interroger la place des muses et des modèles dans l’acte de création, considéré davantage comme un échange, ainsi que celle des personnes de l’ombre – ami·es, équipes techniques, conseiller·es artistiques et autres – qui participent activement à l’existence d’une œuvre. Ces différents aspects permettront de se demander comment la co-création peut bousculer les logiques d’auctorialité.

Axe 3. Cultures en partage : lieux et pratiques du commun

Cet axe propose de s’intéresser à la manière dont les réseaux communautaires et artistiques ont participé à la création de cultures et d’identités lesbiennes. L’acte de faire groupe ou faire en groupe peut-il être un outil pour mettre en lumière et en images les problématiques et identités lesbiennes ? Le collectif se crée et se structure selon différentes modalités : mise en œuvre de systèmes de monstration (espaces d’exposition), canaux de diffusion, de médiation et de dialogue (salons d’artistes, groupes officiels ou officieux), ou encore structures de création artistique (workshops ou ateliers partagés). Il s’agit ici de s’intéresser aux stratégies, aux essais et échecs vécus et éprouvés par les artistes pour créer en commun et créer du commun. Dans quelle mesure la création collective peut-elle être envisagée comme un tremplin pour les artistes ? Peut-elle devenir, a contrario, un risque d’effacement de l’individualité ?

Modalités de soumission

Nous proposons à chaque participant·e une intervention de 20 minutes sur un travail de recherche en cours ou achevé, accompagnée d’une présentation visuelle. Un temps d’échange est prévu à la suite de chaque intervention.

Envoyez un résumé de votre présentation à cil.recherche@gmail.com (environ 2000 signes),

avant le 1er février 2026. Organisation
  • Mathilde Arnau, doctorante contractuelle en histoire médiévale à Aix-Marseille Université (TELEMMe) en codirection avec l’EHESS (CRH)
  • Camille Senoble, doctorant·e contractuel·le en histoire de l’art à Sorbonne Université (Centre André Chastel)
  • Louise Toth, doctorant·e contractuel·le en études de genre à l’Université Bordeaux Montaigne (PLURIELLES)
Comité scientifique
  • Natacha Aprile (Centre André Chastel – Sorbonne Université) docteure en histoire de l’art moderne
  • Damien Delille (LARHRA – Université Lumière Lyon 2) maître de conférences en histoire de l’art contemporain, conseiller scientifique INHA
  • Charlotte Foucher (CRAL – CNRS) professeure HDR en histoire de l’art et directrice de recherches
  • Véra Léon (EMA – CY Cergy Paris Université & Alexander von Humboldt Stiftung – RPTU Landau) maîtresse de conférences en arts et sciences de l’éducation
  • Nancy Thebaut (Ste Catherine College – Oxford University) professeure associée en histoire de l’art médiéval
  • Frédérique Villemur (ENSAM – Université Paul Valéry Montpellier) professeure HDR en histoire de l’art moderne et contemporain
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